L’imbroglio Quade Cooper

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    L’imbroglio Quade Cooper
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A l’heure où l’impatience du début de saison commence à s’élever, où les campagnes d’abonnement s’activent, sur la Rade l’ambiance est plutôt à la déception. L’ex-futur starlette du RCT Quade Cooper et son volte-face sont sur toutes les bouches, les échanges salés entre Mourad Boudjellal et la Fédération australienne aussi. Quand dimanche, le groupe de médias australien Fairfax Media affirmait que le demi d’ouverture avait signé un contrat de cinq ans avec l’ARU, c’est une météorite qui s’est abattue sur la planète Toulon.

C’était la recrue de l’année, la venue tant attendue. C’est aujourd’hui… la plus grosse désillusion des Toulonnais. Alors qu’il s’était engagé deux ans avec le RCT, la star des Queensland Reds aux 52 sélections, Quade Cooper, a visiblement décidé de rester fidèle à son pays natal. Dimanche dernier, Fairfax Media déclarait que le demi d’ouverture avait signé un contrat de quatre ans avec la Fédération australienne pour se consacrer cette année au rugby à VII. L’Australien a donc visiblement banni de ses projets le Top 14 pour se laisser séduire par les Jeux Olympiques de Rio en 2016. D’après la presse australienne, il ne réintégrerait pas un club avant 2017. Ces nouvelles plus que surprenantes n’ont pas manqué de faire réagir le patron de Toulon, Mourad Boudjellal, qui a fait savoir sa colère au micro de Sud-radio en confirmant que le joueur était bel et bien engagé au club pour deux saisons. Il a rajouté que son contrat avait été enregistré par la LNR et qu’en cas d’une non venue de Quade Cooper, ce dernier serait lourdement endetté (1 million d’euros environ) auprès de Toulon. Tout cela, en accusant l’ARU (Australian Rugby Union) de complicité dans ce retournement de situation. De quoi faire pâlir les plus cartésiens ! La réponse du côté hémisphère sud n’a pas tardé en la personne de Rob Clarke, manager général de la Fédération australienne. Il a déclaré ne pas vouloir impliquer sa ligue dans cet imbroglio et a affirmé que lui et les membres de la Fédération ignoraient que Quade Cooper s’était engagé en France. De plus, il se murmure que Michael Cheika aurait volontairement influencé le joueur dans sa décision, en lui promettant un bel avenir sous le maillot des Wallabies.

Mais alors qui croire ?

La France au cœur des critiques

La popularité du demi d’ouverture dans son pays d’origine a amené plusieurs débats et a autant fait parler que dans l’hexagone. Seulement, il semblerait que notre cher pays ne fasse pas l’unanimité en Australie en terme rugbystique. Vu, certes, comme une véritable mine d’or pour les joueurs expatriés, le Top 14 est décrit comme un championnat au niveau faible, incomparable au Super Rugby. Il est en effet très mal vu de quitter « le pays » pour rejoindre la France. Par conséquent, les Australiens se réjouissent de voir rester leur superstar tant appréciée de la sphère ovale. Au-delà des polémiques, une question persiste : Quade Cooper viendra, viendra pas ? F.C.

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