Antoine Tichit : bien plus qu’un simple espoir

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    Antoine Tichit : bien plus qu’un simple espoir
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Méconnu du grand public il y a deux saisons, Antoine Tichit s’est imposé comme l’un des meilleurs piliers gauches de France, sous le maillot d’Oyonnax, au point d’attirer les convoitises de Castres, Champion de France 2013. De quoi (enfin) lancer sa carrière au plus haut niveau ?

Antoine Tichit est de ces joueurs qui puent le rugby. Formé à Gaillac, terre de Vincent Moscato et autre Bernard Laporte, le jeune joueur (alors troisième ligne centre) quitte son club formateur quand ce dernier dépose le bilan. Il rejoint alors Oyonnax et son coach Christophe Urios lui aussi du Sud-Ouest. C’est à cette époque qu’il est repositionné pilier gauche. Alors qu’il est encore très jeune (20 ans) Antoine Tichit commence à intégrer le groupe professionnel. Six apparitions, quatorze, puis douze en 2011-2012, jusqu’à faire partie intégrante de l’équipe. La saison du titre de Pro D2 (2012-2013) Antoine Tichit est même titulaire indiscutable au sein de l’équipe. Les deux saisons suivantes il découvre ainsi le Top 14 et se forge une expérience au plus haut niveau. Constamment cité parmi les meilleurs piliers gauches du championnat tout au long de la saison, le natif de Rouen (en Normandie !) s’engage alors à Castres pour retrouver son Tarn adoptif. Il suit ainsi Christophe Urios qui s’engage également avec le club champion de France en 2013. Mais n’allez pas lui parler de « père spirituel dans le rugby », Antoine Tichit ne veut pas utiliser ce genre de considérations. « Je n’aime pas trop dire des trucs comme ça. Après certains vont imaginer qu’il y a du favoritisme alors que ce n’est pas le cas du tout. C’est lui qui m’a formé c’est clair, mais je n’aime pas trop qu’on dise des trucs comme ça. » Même s’il admet que la signature de Christophe Urios à Castres a pesé dans son choix de carrière. « Il a compté dans mon arrivée à Castres, parce que je sais comment on va travailler. Mais j’ai aussi rejoint le CO car je sais que c’est un club qui veut retrouver rapidement les sommets. ».

« J’étais fier qu’on parle de moi »

En signant dans le Tarn, le pilier gauche souhaite prendre de l’ampleur sportive et médiatique. Il serait surprenant que Castres termine une nouvelle fois derrière Oyonnax comme ce fut le cas la saison passée. Il a donc signé dans un club qui lui offrira de la visibilité et qui a affiché ses ambitions en faisant un recrutement de haute volée (David Smith, Benjamin Urdapilleta ou encore Alex Tulou). Plébiscité par les médias, certains imaginaient qu’il pourrait postuler à une place à la Coupe du monde. Mais pas de quoi ébranler l’humilité du jeune pilier « Non j’étais fier qu’on parle de moi, mais je n’ai pas trop espéré. Puis comment les sélectionneurs auraient justifié leur choix étant donné que je n’ai pas joué le tournoi des 6 nations ? Puis ça aurait été compliqué pour moi de débarquer pour une coupe du monde. » S’il préfère se concentrer à faire une bonne saison avec son nouveau club, il admet que le XV de France peut le titiller rapidement. « Plus on parle de moi plus jouer en bleu devient un objectif. Mais il faut être honnête, pour l’instant ça relève plus du rêve que de l’objectif ». Finalement, la seule certitude pour le joueur de 26 ans c’est qu’il attend le début de saison avec beaucoup d’impatience. « J’ai hâte qu’on débute les matchs. Pour l’instant tout se passe pour le mieux mais sans les rencontres c’est facile. Après il ne faut pas imaginer que j’arrive en titulaire. Il y a de bons gauchers à Castres et il va falloir se la coller comme on dit. Mais c’est sûr qu’en me recrutant suite à une bonne saison les coachs auront des attentes. » P.I-R.

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