« Je veux bien sacrifier une saison pour qu’ils jouent en pro »

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    « Je veux bien sacrifier une saison pour qu’ils jouent en pro »
Publié le , mis à jour

Alors que le Racing 92 a repris le chemin de l’entrainement, l’équipe professionnelle va avoir besoin de ses jeunes issus du centre de formation pour combler les absences dûes à la Coupe du monde. Un constat qui réjouit plutôt le directeur de la formation, Christophe Mombet.

Depuis combien de temps êtes-vous directeur de la formation du Racing 92 ? Et comment avez-vous vu évoluer le centre de formation ?

Je suis au Racing depuis septembre 2011 et depuis ce temps-là, j’ai vu le centre évoluer très positivement. Lorsque je suis arrivé, le club était dans la moyenne de la catégorie 3. En deux ans, nous sommes montés en catégorie 2 à la troisième place puis à la première place. L’ascension a été assez fulgurante et cela a été grâce au travail de tout notre encadrement mais aussi celui de Frédéric Barthe qui était là avant moi.

Avec quels moyens évolue le centre de formation ? Notamment au niveau des infrastructures ?

Depuis septembre 2012, nous sommes au Plessis Robinson. Les moyens dont on dispose sont énormes. Nous avons de très belles infrastructures, c’est vraiment un bonheur de venir travailler tous les matins. Mais nous savons que nous ne sommes pas jugés sur nos infrastructures, le plus important ce sont les hommes. Les jeunes sont très proches des joueurs professionnels. On se voit tout le temps, on travaille tout le temps côte à côte, c’est un peu la marque de fabrique du Racing.

Justement le fait de voir les professionnels tous les jours, est ce que cela donne une envie plus forte aux jeunes de jouer avec eux ou restent ils concentrés sur l’équipe espoir ?

Tous rêvent de rejoindre l’équipe première et c’est bien normal. D’ailleurs je ne voudrais pas qu’un seul joueur du centre de formation n’ait pas cette ambition. Nous avons remporté quatre titres en deux ans alors nous sommes très heureux. C’est vraiment un plaisir pour eux de jouer tous ensemble mais tous les gars rêvent du niveau professionnel.

Vous avez été élu meilleur centre de formation par la LNR cette année. Pourquoi d’après vous ?

C’est difficile à dire pour nous car on ne sait pas exactement. On ne connaît pas les critères, c’est la commission formation qui s’occupe de tout cela. On ne sait même pas combien d’avance on a sur le deuxième. Mais c’est un ensemble de choses réalistes et réalisées par les jeunes. On appuie beaucoup sur la partie rugbystique mais pas seulement. Nous sommes très pointilleux sur le suivi scolaire, d’ailleurs nous avons encore eux 100 % de réussite au Bac cette année. Tout ceci répond aux exigences du haut niveau. Mais avoir un bon centre de formation n’est pas suffisant car, même pour les meilleures équipes espoir, il existe un vrai fossé entre les bons espoirs et les bons professionnels.

De combien de joueurs se compose la formation ?

La saison dernière, il y avait 20 garçons. Cette année nous en avons un peu plus puisqu’ils sont 25 et c’est le maximum qu’on puisse avoir. Lorsqu’on a un groupe trop grand, il est plus difficile de travailler. Sur les 25 joueurs qu’on a, dix s’entraînent avec les professionnels. Ils reviennent vers nous seulement une fois par semaine.

Quels sont vos objectifs pour cette saison ?

La qualification avant tout. Comme l’an dernier d’ailleurs, même si finalement on a été au bout et c’était génial. Nous savons que nous allons vivre un début de saison compliqué avec la Coupe du monde. L’équipe professionnelle va manquer de joueurs et va « piocher » dans notre effectif. Mais je préfère sacrifier une saison et voir que mes joueurs évoluent avec les professionnels. Propos recueillis par J. E.

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