Les Boniface, à jamais les premiers

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    Les Boniface, à jamais les premiers
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Première grande fratrie du rugby français voire du rugby international, les frères Boniface sont le symbole du grand Mont-de-Marsan des années 1960 mais aussi du french flair.

Originaires de Montfort-en-Chalosse, dans les Landes, les « Boni » n’ont porté qu’un seul maillot de club ensemble : celui du Stade montois. Même si l’aîné, André a débuté en seniors chez « l’ennemi » dacquois (une saison : en 1951-1952), les deux trois-quarts ont tous les deux porté le maillot jaune et noir de 1957 à 1967, Guy, né en 1937 trouvant la mort tragiquement le 1er janvier 1968 dans un accident de voiture. Ensemble, ils ont remporté le championnat de France en 1963 (lors d’une fameuse finale contre l’US Dax) après une finale perdue en 1959 et ont triomphé dans le Challenge Yves-du-Manoir à trois reprises (de 1960 à 1962) mais en ont également été finalistes en 1958 et en 1966. À noter également une finale de la défunte Coupe d’Europe des clubs FIRA en 1964.

Un legs immense au rugby

Les deux centres jouèrent également en équipe de France et Guy, sélectionné à partir de 1960 rejoignit son frère, né en 1934 en équipe de France. Ensemble, ils ne furent alignés que 18 fois alors que « Dédé » obtint 48 sélections (pour 44 points) et son frère cadet 32 (pour 45 points). Au niveau du palmarès, André gagna le Tournoi quatre fois et Guy gagna deux tournois en étant invaincus (en 1960 et 1961) sans toutefois faire le Grand Chelem (un match nul chaque année), leur meilleur résultat ensemble fut une deuxième place acquise trois fois (en 1963, 1965 et 1966). Parmi les tout premiers à croiser, les frères Boniface marquèrent de nombreux inconditionnels du rugby par leur jeu flamboyant, notamment cette fameuse passe croisée donc dont Antoine Blondin leur donne la paternité. Complémentaires (1,80 m et un physique d’airain pour André, 1,75 m pour Guy dit « La souris ») et doués, ils marquèrent de nombreux mais firent aussi marquer notamment André surnommé « le créateur d’essais » qui décalait souvent son ami Christian Darrouy, coéquipier à Mont-de-Marsan et en équipe de France sur son aile. C.B.

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