Grégory Coupet : « Le RCT, c’est le Real »

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    Grégory Coupet : « Le RCT, c’est le Real »
Publié le , mis à jour

En amateur éclairé de rugby, l’ancien gardien de l’équipe de France de football présent à Mayol nous livre son sentiment sur Toulon et la prochaine Coupe du monde en Angleterre.

Quelles sont vos impressions après votre baptême du feu à Mayol ?

C’était tout simplement génial. En plus le contexte s’y prêtait vraiment. J’imagine que lorsqu’on vient en tant qu’adversaire du RCT, l’ambiance doit être vraiment chaude et hostile. J’aurais simplement aimé qu’il y ait un peu plus de contacts, même si les joueurs du RCT n’avaient joué ne serait-ce qu’à 50 % de leurs possibilités. Qu’ils nous secouent un peu pour avoir ce goût d’adrénaline. J’avais déjà eu la chance de jouer à Aguilera pour le jubilé de Serge Betsen. J’ai pu au moins évoluer dans l’une des plus belles places fortes du rugby français. J’en ai eu des frissons. Sur ce terrain, tu as l’obligation de te donner un minimum car le public toulonnais est connaisseur.

Où aimeriez-vous jouer à l’avenir ?

En bon Auvergnat qui se respecte, j’adorerais jouer un jour à Michelin. Le stade est vraiment magnifique. J’y suis allé en tant que spectateur. La sélection la plus marquante de ma carrière, je l’ai fêtée à Lansdowne Road. La veille du match, j’imaginais tous ces grands gabarits serrés dans ces vestiaires minuscules. J’ai vécu ce match de foot différemment de tous les autres que j’ai vécus avec les Bleus. J’étais content d’avoir pu livrer combat dans ce fief de l’ovale. La veille quand nous nous échauffions, je m’imaginais 30 beaux gaillards lutter pour marquer des essais.

Aviez-vous été conquis par le Pilou-Pilou ?

C’était génial. Ce chant est une institution. Mes enfants étaient présents dans les tribunes. Je leur avais dit qu’ils allaient connaître un truc exceptionnel. Je pense qu’ils n’ont pas été déçus. Moi, je ne l’ai pas été.

Les joueurs du RCT sont souvent comparés aux Galactiques du rugby. Est-ce selon vous une image appropriée ?

Toulon se rapproche aujourd’hui du Real avec les nombreuses stars constituant cette équipe. Même si nous avons seulement été confrontés aux jeunes, j’ai pu voir qu’il y avait du talent dans cette formation. Les Toulonnais sont dans une spirale où leurs performances de ces dernières saisons entraînent une exigence énorme. Ils évoluent désormais dans une autre sphère. Ils sont tous pros jusqu’au bout des doigts.

Suivrez-vous le Mondial en Angleterre ?

J’ai déjà prêté un regard attentif à la préparation des Bleus à Tignes. Ils ont eu l’aire de s’être bien ouvert les capots. Ils sont allés très haut dans le cardio. Cela promet pour la Coupe du monde en Angleterre. J’ai aussi échangé avec Max (Mermoz, N.D.L.R) sur la préparation du RCT. J’ai senti que les mecs étaient affûtés comme des lames.

Comme Aimé Jacquet en 1998, Philippe Saint-André a été très critiqué avant ce Mondial…

En tant que footballeur, je me dis que c’est bon signe. Cela fait partie du jeu. C’est la bonne occasion pour cette équipe de faire le dos, décréter l’union sacrée et réaliser quelque chose d’exceptionnel.

Côté résultat, le beau jeu n’a pourtant pas souvent été au rendez-vous au cours de ces quatre dernières années…

Le XV de France a connu une période très difficile. Il y a toujours néanmoins beaucoup d’amour autour de cette équipe. Je garde malgré tout espoir. Je serai à fond derrière eux.

Jérôme Fredon
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