« Avec trois demis de mêlée complémentaires on va pouvoir s’adapter »

  • « Avec trois demis de mêlée complémentaires on va pouvoir s’adapter »
    « Avec trois demis de mêlée complémentaires on va pouvoir s’adapter »
Publié le / Mis à jour le

Cette saison trois demi de mêlées se disputeront le poste de titulaire du Castres Olympique : l’intouchable Rory Kockott, l’espoir Antoine Dupont et l’expérimenté Julien Seron. Mais pour le nouveau coach des arrières du CO, Frédéric Charrier, la concurrence sera seine et les joueurs connaissent déjà leur rôle.

Comment abordez-vous le coaching des demis de mêlée cette saison ?

L’idée qu’on avait avant le début de saison c’est de dire : il y à Rory (Kockott N.D.L.R.) qui est international qui devrait faire la Coupe du monde et qui, très certainement, va être sollicité pour les matchs internationaux. Il va vivre une saison avec beaucoup de matchs. Il nous fallait donc deux joueurs pouvant le suppléer. Derrière, on a donc Antoine Dupont, un espoir du poste qui a un gros potentiel mais qui reste un jeune joueur. Et donc entre les deux on avait besoin d’un joueur qui avait assez d’expérience mais qui était capable de comprendre qu’il fallait aider Antoine Dupont à éclore, donc c’est pour ça qu’on a trouvé le bon compromis avec Julien Seron.

Ca n’a pas dû être facile de lui expliquer que vous le recrutiez pour emmener le jeune espoir à son firmament…

Quand on a rencontré Julien on a échangé avec lui et on a vite compris que c’était la bonne personne. Il est suffisamment intelligent et il a la démarche de vouloir aider Antoine à continuer à progresser. On ne lui a jamais dit « écoute Julien, tu ne joueras pas, c’est Antoine qui va jouer », car ce n’est pas le cas, ce n’est pas la vérité du terrain. Mais il va aider, au quotidien, Antoine à se développer et à franchir un cap pour pouvoir jouer régulièrement en Top 14.

Donc finalement, Rory Kockott est numéro un, tandis qu’Antoine Dupont et Julien Seron sont les deux numéros deux ?

Oui voilà, exactement. Après de par nos connaissances et notre réseau on sait que Julien a déjà eu ce rôle-là à Narbonne où il aidait Brice Chevchenko, qui était un jeune joueur. Donc il connaît bien ce rôle-là de joueur confirmé. Il sait qu’il doit être performant en tant que demi de mêlée puisqu’il va être sollicité pour jouer, mais il doit aussi être là pour aider Antoine à acquérir de l’expérience et faire en sorte qu’il franchisse un cap pour évoluer en Top14. Puis Julien est un joueur capable de mettre beaucoup de vitesse au jeu, qui colle au ballon, qui éjecte rapidement et qui en plus est capable de prendre des initiatives. Il a le même potentiel physique que Rory ou Antoine et comme eux il a la capacité à faire jouer l’équipe, c’était un profil que l’on recherchait.

Finalement vous avez trois neufs complémentaires ?

C’est ce qu’on recherchait effectivement. On a Rory, le joueur confirmé qui a un statut d’international, et après il nous fallait deux joueurs : Antoine et un autre. Sachant que le jeune castrais est un joueur a très fort potentiel, qui a l’avenir devant lui mais qui reste malgré tout un jeune joueur. Il ne faut pas lui brûler les ailes mais en même temps il faut qu’il ait du temps de jeu pour s’exprimer et passer un cap. C’était la difficulté pour trouver un bon compromis et pour que tout le monde y trouve son compte, c’est pour ça qu’on a misé sur Julien. Et avec trois demis de mêlée complémentaires, on va pouvoir s’adapter en fonction de l’équipe qu’on affrontera et du contexte, c’était primordial.

Antoine n’aurait pas eu intérêt à se faire prêter en proD2 ou en fédérale 1 pour avoir du temps de jeu ?

Ça aurait pu se faire effectivement mais avec la Coupe du monde, les tests et le tournoi, où Rory sera absent, il nous fallait absolument deux remplaçants, donc c’était embêtant de le prêter. Il est là depuis longtemps, il connaît bien l’effectif et le club, donc aller chercher en plus deux demis de mêlée qui ne connaissent pas la maison… C’était plus simple qu’il reste là pour ne pas avoir que des nouveaux joueurs, surtout à ce poste-là. Propos recueillis par P. I-R.

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir