« Cela me semblait irréel... »

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    « Cela me semblait irréel... »
Publié le , mis à jour

Le talonneur international de l’ASMCA a été particulièrement impressionné par les hommes du GIGN, auprès desquels il a passé la journée de lundi.

Racontez-nous…

Hier, nous avons tous passé une journée en immersion avec les hommes du GIGN, même si c’était de la gnognotte par rapport à ce qu’ils vivent au quotidien ou ce qu’ils font subir à leurs stagiaires. Ils nous ont néanmoins mis dans des situations à balles réelles afin de nous confronter à la peur, l’anxiété et toutes ces choses que nous retrouverons bientôt, en match.

Que vous en reste-t-il ?

Cela nous donne une bonne dose d’humilité sur ce que l’on est, ce que l’on fait, ce que l’on représente. Le rugby, c’est notre plaisir et notre passion. Leur ADN à eux, c’est défendre la France et leur nation, parfois au prix de leur vie. Leur petite personne ne compte pas. Je suis plein d’admiration pour des gens comme ça. Quand je leur entendais dire : « vous êtes de drôles de guerriers, au rugby ! », cela me semblait irréel…

Sont-ils des athlètes ?

Ils sont moins lourds que nous. Mais leur tenue de combat doit peser vingt kilos. En termes d’endurance et de rapidité, ils ne font pas marrer…

Vous disputerez le premier match amical la semaine prochaine, face aux Anglais. Est-ce comparable avec les matchs de préparation que vous pouvez disputer en clubs ?

Cela n’a rien à voir. En Angleterre, dans un grand stade et face à 80 000 spectateurs, la perspective n’est pas la même. Il n’y a pas d’enseignement particulier à tirer de ce genre de rencontres mais elles n’ont rien à voir avec les matchs gigot haricots du Top 14. À Twickenham, tout le monde voudra se bagarrer pour se montrer sous son meilleur jour et finir sur la liste.

Vous participez là votre première préparation à une coupe du Monde. Comment le vivez-vous ?

Je n’ai jamais rien connu d’aussi long, d’aussi intense. Tout est très dur mais il n’y a pas eu de machine de torture, n’exagérons rien.

Avez-vous progressé physiquement ?

Probablement. Mais le but, je le répète, ce ne sont pas les performances physiques. Il nous faudra tous montrer, sur le terrain, que nous sommes devenus de meilleurs rugbymen.

Avez-vous pris conscience de la portée de l’événement auquel vous allez participer ?

Voir les Four Nations à la télé, savoir que c’est ça qui nous attend, constater l’engouement qui pouvait exister à Tignes la semaine dernière, tout ceci m’a fait comprendre que l’événement qui se prépare sera extraordinaire. Nous avons une envie féroce de nous mesurer aux meilleurs.

Marc Duzan
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