Le yo-yo, quézaco ?

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    Le yo-yo, quézaco ?
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Toute la semaine, les joueurs du XV de France nous ont confié leur satisfaction d’avoir tous considérablement progressé lors du yoyo test. Mais de quoi s’agit-il, au juste ?

Le yo-yo test. Une dénomination aux accents plutôt rigolos, pour un test qui l’est beaucoup moins… Son principe ? Pour faire clair, à défaut d’entrer dans le détail, il s’agit d’enchaîner les courses de 20 mètres aller-retour, à effectuer à un rythme toujours plus rapides, entrecoupées de récupérations de 6 secondes (à effectuer en courant). Le but du « jeu » ? Parcourir, tout bonnement, le plus de terrain possible… C’est ce test, originellement créé pour les footballeurs, qui permet au préparateur physique Julien Deloire de calculer au plus juste la VMA de chacun et donc d’adapter ses séances de course, en fonction des performances. Ce calcul ? Pour verser là encore dans la clarté, nous nous contenterons d’expliquer qu’au bout de 440 mètres parcourus (qui équivalent au palier des 14 km/M. en VMA), les joueurs gagnent un palier (1 km/h de VMA) tous les 640 mètres. En clair, pour atteindre les 15 km/h il faut parcourir 1 080 mètres, contre 1 720 pour les 16 km/h, 2 360 pour les 17 km/h, 3 000 pour les 18 km/h et 3 640 pour les 19 km/h, niveau ultime du test.

Chiocci : « On n’a pas la même notion du plaisir »

C’est par ce test, invariablement, que tous les rassemblements du XV de France débutent, et le plus souvent se concluent. L’objectif ? Permettre aux entraîneurs de mesurer, en temps réel ou presque, les progrès de leurs protégés. Lesquels se font indubitablement ressentir. « À titre personnel, par rapport au dernier Tournoi où j’étais arrivé en très petite forme, j’ai gagné plus de 1 000 mètres, nous soufflait récemment Rémi Tales. Et par rapport au début de la préparation, j’ai gagné aussi, comme tout le monde. Lorsque le staff nous a réunis samedi dernier et nous a fait commencer le stage par un test, tout le monde était dubitatif, car nous venions de passer quatre jours de repos après le stage de Tignes qui avait été très dur… Les résultats étaient bluffants, cela faisait plaisir. » Propos corrigés illico par Xavier Chiocci. « Si certains y ont pris du plaisir, on n’a pas la même notion du plaisir, rigolait en début de semaine le pilier toulonnais. Je ne sais pas si le plus dur est passé, mais je l’espère en tout cas ! Ce qui est certain, c’est que les préparateurs physiques ont fait du très bon boulot. Il y a une amélioration, c’est clair. On le sent dans les courses, dans les déplacements. Quand on est en forme, tout est plus facile. » « Heureusement que tout le monde a progressé, sinon on arrêterait tout de suite la préparation, souriait de son côté Alexandre Flanquart. Tout le monde a gagné dans tous les domaines, que ce soit en course ou en musculation. Bien sûr que c‘est une satisfaction de voir que le travail paie. Il faut simplement ne pas s’arrêter et continuer pour arriver au top, début septembre et ne pas perdre de vue que cette préparation doit se mettre au service de notre jeu. Tout le monde sait que la sélection se fera moins sur les tests physiques que sur les matchs de préparation… » Une échéance en vue de laquelle le yoyo test, comme toute la batterie des exercices de Julien Deloire, avait pour mission de permettre aux Bleus de s’y présenter sans trop de blessures, dans un état de forme homogène : le premier succès de ce mois d’efforts intensifs.

Nicolas Zanardi
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