Vahaamahina : « Je ne serai pas déçu »

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    Vahaamahina : « Je ne serai pas déçu »
Publié le , mis à jour

De retour à Marcoussis après le stage avec le XV de France à Tignes et un peu de repos, Sébastien Vahaamahina revient sur la préparation du premier match amical contre l’Angleterre qui se profile pour les Bleus

Pour votre reprise voilà une semaine, le staff vous a annoncé que vous entriez dans une nouvelle phase de préparation. Avez-vous senti une différence d’intensité entre les semaines précédentes et celle qui vient de s’achever à Marcoussis ?

On a fait un peu moins de physique, on va dire… À titre personnel, ça m’a fait du bien de reprendre le contact même si je sais que la préparation physique, c’est important. On le ressent sur les entraînements : on parvient mieux tenir le ballon sur des séquences beaucoup plus longues.

Comment avez-vous vécu la journée de repos hier ?

Plutôt très bien… (il sourit) Les Parisiens sont rentrés chez eux pour profiter de leur famille. Pour les autres, pour la plupart, nous sommes allés manger ensemble sur les Champs-Elysées, puis faire des petits trucs perso… Cela fait du bien de couper.

Le premier match contre l’Angleterre arrive dans une semaine, le couperet de la sélection se rapproche… Pensez-vous pouvoir ne pas faire partie de la liste finale ?

Je ne sais pas… Je donne le maximum, et le 23, on verra bien. Si je suis pris, je jouerai une Coupe du monde ! Et sinon, et sinon, tant pis, quoi qu’il arrive, je ne serai pas déçu. Pour certains, joueurs, la Coupe du monde de rugby est un rêve d’enfance. Moi, quand j’étais petit, je ne rêvais pas de ça. Je ne rêvais pas du tout, d’ailleurs, car ce n’est pas mon genre de rêver mon avenir. Pour être honnête, je commence à comprendre ce qu’une Coupe du monde représente pour les autres : il s’agit de la plus grande compétition au monde, ultra-exigeante, sans droit à l’erreur comme en championnat. Si je la joue, tant mieux. Sinon, tant pis.

Vous dites que vous ne serez pas déçu…

Non, parce que je ne serai vraiment pas déçu ! Si je ne suis pas sélectionné pour la Coupe du monde, j’irai en club jouer au rugby en Top 14, et puis voilà…

Était-ce une surprise pour vous que de figurer dans ce groupe des 36 plutôt que Romain Taofifenua ?

Oui, c’était une énorme surprise, d’autant que je n’avais pas trop joué en équipe de France cette année. Je pense quand même que j’ai progressé par rapport à ce que l’on me demandait, notamment grâce au travail avec mes entraîneurs de club. Au niveau de l’agressivité, je crois avoir franchi un palier même si je sais qu’il ne faut pas que je franchisse la ligne : si je deviens trop agressif, je peux péter un plomb… J’essaie de rester agressif tout en n’oubliant pas de prendre du plaisir. Certains ont besoin de se mettre des coups de tête avant un match, pas moi.

Pardon de revenir sur vos propos précédents, mais ne craignez-vous pas qu’ils soient mal interprétés par vos partenaires, par le staff.

Non. Si je ne suis pas pris, je ne serai pas déçu, mais ce n’est pas parce que je m’en fous ! J’ai déjà dit aux entraîneurs que j’étais plutôt zen par rapport à la sélection. C’est pour ça que je vous dis que je ne serai pas déçu. Quoi qu’il arrive, j’aurai donné le maximum pour être sélectionné pendant la préparation. Pour le reste, on verra le 23… Propos recueillis par N. Z.

Nicolas Zanardi
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