« On peut vraiment prendre confiance si on fait un gros match »

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    « On peut vraiment prendre confiance si on fait un gros match »
Publié le , mis à jour

Scott Spedding s’est, en mois d’un an (première sélection le 8 novembre 2014 face aux Fidji), imposé comme titulaire au sein du XV de France (7 titularisations lors des 8 dernières rencontres des bleus). Le néo Clermontois espère bien évidemment participer au mondial mais préfère pour le moment se concentrer sur les deux tests face aux Anglais.

Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques jours de ce choc contre l’Angleterre ?

Le premier match est toujours compliqué et là en plus c’est contre l’Angleterre, mais ça va être intéressant. Dans la semaine on verra la composition de l’équipe, mais on n’a pas vraiment le choix : si on a l’opportunité de jouer il faudra être à bloc. Quand la France rencontre l’Angleterre, c’est toujours un gros match, encore plus pour préparer une Coupe du monde, on devra être à bloc.

Physiquement comment vous sentez-vous ? Êtes-vous prêts à jouer un match ?

J’espère bien. On a fait un gros boulot les six dernières semaines. On est en forme mais c’est toujours différent quand on joue un match, ce n’est pas le même travail physique. On verra samedi pour ceux qui joueront mais on a fait du bon boulot pendant deux mois et je pense qu’on est prêts.

C’est bien d’affronter une très grosse équipe d’Angleterre à un mois du mondial…

Oui, à deux reprises en plus. C’est un gros challenge. On peut vraiment prendre confiance si on fait un gros match contre eux, ce qui est primordial avant une Coupe du monde.

Il faut trouver sa place dans le collectif tout en gagnant sa place dans les 31, c’est une difficulté supplémentaire…

Cela peut paraître compliqué, mais le plus important c’est l’équipe. On est en train de préparer la Coupe du monde donc il faut que le collectif passe avant nos performances individuelles. Je pense que si on joue bien en équipe, les coachs le verront. Mais de toute façon ce n’est pas nous qui faisons le choix final pour les 31, à nous de faire le maximum pendant ces deux rencontres et après on verra…

Ressentez-vous la pression autour de ces rencontres ?

Oui il y a de la pression, on est à moins d’une semaine d’un test contre l’Angleterre à Twickenham donc c’est normal. Mais c’est de la bonne pression, c’est excitant de jouer à Twickenham contre l’Angleterre juste avant une Coupe du monde. C’est un rêve de joueurs de rugby, donc je le redis mais c’est une bonne pression.

Comment vivez-vous personnellement cette première préparation de Coupe du monde ?

C’était compliqué, je ne vais pas le cacher. Les six semaines étaient compliquées, c’était dur, mais franchement c’était très bon. Il y a un très bon état d’esprit dans le groupe et en plus quand tu passes des moments compliqués ça renforce l’état d’esprit au sein du groupe donc ça s’est très bien passé et j’espère que ça va durer.

Le résultat samedi est important ou il est secondaire ?

Non non, pour nous c’est important, on joue pour gagner. On joue pour la France, contre l’Angleterre donc c’est un gros match pour les joueurs. Peut-être que pour les coachs ça va surtout permettre de travailler les combinaisons et le plan de jeu, mais pour les joueurs le plus important c’est la victoire.

Philippe Saint-André a insisté sur la polyvalence, vous qu’avez-vous travaillé en plus de votre poste d’arrière ?

Moi je m’en fous d’où je joue. Le plus important c’est d’être sur le terrain. Ces derniers temps je n’ai travaillé qu’en tant qu’arrière, mais ce n’est pas très important. Propos recueillis par Vincent Bissonnet

Vincent Bissonnet
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