Fickou, cinq mois après

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    Fickou, cinq mois après
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Retenu dans le groupe de vingt-cinq joueurs appelés à disputer le test de Londres, samedi, Gaël Fickou s’apprête à effectuer son retour à la compétition. Le Toulousain ne cache pas son impatience tout en gardant les pieds sur terre.

Samedi 21 mars 2015. Au terme d’une rencontre à l’intensité et au scénario époustouflants, le XV de France s’incline 55 à 35 à Twickenham. Au centre de l’attaque, Gaël Fickou signe, pour sa onzième sélection, sa meilleure prestation en Bleu. Un acte de candidature en bonne et due forme pour le Mondial. Une semaine après, patatras… À Marseille, le Toulousain se blesse à un genou et voit ses chances de participer à la compétition se réduire.

Près de cinq mois après, le cadet du groupe France, remis sur pieds, va revenir sur le terrain de ses exploits, « sans appréhension » mais avec de beaux souvenirs en tête. Le Toulonnais de formation n’a rien oublié de son dernier voyage londonien : « Il faut dire que tout le monde nous en parle. Ce match a marqué les esprits. Sur le terrain, nous y avions pris énormément de plaisir. Le XV de France avait retrouvé un beau visage en tentant des choses et en marquant des essais. C’est une rencontre à part sur les dernières années. Dommage qu’il n’y ait pas eu la victoire mais l’équipe n’était pas loin : elle a juste manqué de justesse et a failli sur quelques détails. » Samedi, Gaël Fickou espère voir les Bleus réaliser « le match le plus complet possible ». Après le spectacle, la maîtrise est attendue : « Les Anglais avaient saisi toutes les opportunités. Et cette fois encore ils ne gâcheront pas leurs occasions. À nous de faire pareil. » En tirant profit de tout le travail effectué pendant la préparation : « Nous avons tous envie que le match arrive. Il nous tarde de reprendre la compétition. »

« Ne pas être obnubilé par mon cas »

Probable remplaçant au coup d’envoi, Gaël Fickou devra se rappeler au bon souvenir du sélectionneur à son entrée sur le terrain. À une dizaine de jours de l’annonce du groupe des trente et un élus pour le Mondial, le centre s’évertue à garder les idées claires : « Je ne me prends pas plus la tête que ça aujourd’hui. Peut-être que le jour du match, il y aura plus de pression mais les priorités sont ailleurs actuellement. Il ne faut pas se mettre trop de pression ni être obnubilé par son cas personnel même si ce match sera important pour la suite. » À trop vouloir briller, on risque de se brûler : « Le plus important est de jouer juste. Il ne faut pas se montrer mais jouer au rugby. S’il y a un deux contre un, il faut faire la passe. C’est en faisant les bons choix et en prenant des initiatives positives pour l’équipe que l’on réalisera un bon match. » Dans son registre de passeur-créateur, il possède de solides atouts pour s’affirmer comme une alternative intéressante au centre.

Une belle prestation rapprocherait le Toulousain — en ballottage à un poste où cinq prétendants se disputent quatre places — de son premier Mondial. « Parfois, les autres me disent : « Tu te rends compte de la chance que tu as. À 21 ans, tu vas peut-être faire une Coupe du monde. »» Verdict le 23 août. Et premier élément de réponse samedi soir.

Nicolas Zanardi
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