• Lamerat, enfin le baptême !
    Lamerat, enfin le baptême !
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Coupe du Monde

Lamerat, enfin le baptême !

Probable titulaire au coup d’envoi en Angleterre, le centre castrais va devoir prouver ses qualités au niveau international où il a toujours dû se contenter de bouts de match. Un test grandeur nature.

Rémi Lamerat a d’ores et déjà réalisé un exploit. Le centre castrais a intégré le groupe de préparation à la Coupe du monde sans jamais avoir été véritablement baptisé au niveau international. Remplaçant lors de la tournée en Australie en juin 2014, blessé pour les tests d’automne, l’international aux six sélections s’était vu proposer un premier test grandeur nature face au pays de Galles, lors du Tournoi des 6 Nations, le 28 février dernier. Sa titularisation aura duré une quinzaine de minutes, la faute à une contracture à une cuisse. « Cette soirée fait mal à la tête, nous confiait le Tarnais au lendemain de cette désillusion. Honnêtement, je sentais bien ce match même si c’est toujours de dur à dire après une défaite dans ce genre. » Six mois après, Rémi Lamerat perçoit cet accroc hivernal comme un moindre mal : « Entre ma sortie prématurée et la défaite, c’est un souvenir très frustrant. Je pensais que ne pas avoir eu de match entier avec le XV de France me desservirait plus vis-à-vis de la liste des 36. Je croyais avoir loupé le coche, ce qui aurait été normal au vu de la faiblesse de mon temps de jeu. La bonne fin de saison avec Castres m’a heureusement permis de rester dans le viseur du sélectionneur. » L’annonce du 19 mai l’a agréablement surpris : « Je l’espérais fortement mais je ne m’y attendais pas. »

« Un peu d’appréhension »

Après une préparation de grande qualité de sa part, le Castrais devrait se voir offrir une nouvelle occasion de s’illustrer au cœur de l’attaque tricolore avec une deuxième titularisation attendue à Twickenham : « Si je débute, je le prendrai comme une chance. Mais ce n’est vraiment pas le moment de jouer sa carte perso. Il faut donner le meilleur de soi-même pour le bien du collectif et non pour son propre cas. »

Si sa cote a monté en flèche depuis le 6 juillet, le centre devra hisser son niveau aux exigences des test-matchs afin de valider sa candidature : « Le championnat n’a rien à voir avec le niveau international. Tu as moins de temps, moins de droit à l’erreur… Je n’ai pas de pression particulière mais un peu d’appréhension pour mon cas personnel. » Avec son profil relativement complet et son physique, le Toulousain de formation possède tous les atouts pour s’affirmer face au novice Henry Slade et à la star treiziste Sam Burgess. « J’adorais le joueur de NRL que je suivais beaucoup. J’ai été super admiratif de sa dernière saison avec les Rabbitohs. C’est vraiment un joueur que j’aimais voir évoluer. » Cette grande première à Twickenham marque véritablement un tournant dans sa carrière internationale.

Vincent Bissonnet
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