Benoît Paillaugue : « L’équipe veut s’appuyer sur une grosse défense »

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    Benoît Paillaugue : « L’équipe veut s’appuyer sur une grosse défense »
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Convaincants pendant une mi-temps sous une pluie diluvienne, les Montpelliérains ont triomphé de Pau hier (19-7) et se sont rassurés à une semaine de recevoir Oyonnax. Etincelant, le numéro neuf a lui marqué des points.

Quels enseignements tirez-vous de cette victoire face à la Section paloise acquise en première période (19-0 à la pause) ?

Nous réalisons une bonne première période dans des conditions très difficiles en marquant trois essais, dont un très beau (le deuxième inscrit par Fall, auteur d’un doublé, NDLR). Je trouve que nous avons été très performants en défense malgré l’essai encaissé en deuxième période. Nous avons vu de très belles mêlées disputées, cela faisait très longtemps. Même si nous avons été un peu poussifs dans ce secteur. Il y a donc pas mal d’enseignements positifs à tirer de cette victoire.

Très bien organisée dans sa circulation et solidaire devant sa ligne, votre défense semble déjà au point…

C’est un secteur que nous travaillons énormément en ce moment et sur lequel on compte beaucoup s’appuyer en début de championnat. Nous n’avons pris qu’un seul essai en deux matchs de préparation et face à Pau, il y a eu de belles séquences défensives. Notamment à cinq mètres de notre ligne, où nous avons fait preuve de beaucoup de volonté et de solidarité.

Cette réussite découle-t-elle d’une plus grande agressivité affichée sur les phases de déblayages dans les rucks ?

En effet. Contre Aurillac, nous avions affiché un manque d’agressivité inquiétant sur le jeu au sol. Là, nous avons réussi à ralentir des ballons et à être plus propres sur les rucks offensifs. Du coup nous avons eu de meilleurs ballons à exploiter, ce qui nous a permis de développer par moments quelque temps de jeu. Malgré, je le répète, des conditions climatiques catastrophiques pour se jauger lors d’un match amical.

Vous marquez deux essais sur des ballons de turnovers parfaitement exploités. Est-ce une nouvelle caractéristique du jeu que le MHR souhaite développer ?

C’est également un secteur que nous bossons actuellement. C’est en lien direct avec notre grosse défense qui doit nous permettre de récupérer des munitions et donc de nous appuyer sur les erreurs adverses. En profitant de la désorganisation de leurs propres défenses. J’espère que cela portera ses fruits sur des matchs plus importants.

Quel regard portez-vous sur la cohésion de votre groupe ?

On parle beaucoup d’étrangers à Montpellier et c’est vrai qu’on ne peut pas le nier. On le voit sur le papier, il n’y avait pas beaucoup de Français alignés dans notre XV de départ (trois, NDLR). Mais je trouve qu’il y a une superbe ambiance depuis la reprise. Les recrues essayent de se fondre dans notre collectif, en s’acclimatant à notre culture et notre langue. Et c’est très important pour nous. Nous avons fait beaucoup de chose entre nous, comme des journées de cohésion en dehors du terrain, en famille, qui se sont très bien déroulées. On bosse aussi vraiment bien ensemble. Après, c’est facile de le dire maintenant car l’aventure n’a pas encore réellement commencé et nous avons gagné nos deux matchs amicaux.

Êtes-vous inquiets de la prestation de votre mêlée, pénalisée à sept reprises jeudi (plus de bras cassés) ?

On va devoir se concentrer sur ce secteur la semaine prochaine car nous savons que contre Oyonnax ça sera compliqué. C’est un de leurs atouts. À nous de bien travailler pour répondre présent samedi prochain. Mais en mêlée, la vérité n’est jamais la même d’un week-end à l’autre…

Vous êtes l’auteur d’un excellent match, en étant impliqué dans les trois essais de votre équipe. Avez-vous été piqué dans votre orgueil après l’entrée convaincante de votre concurrent, Cameron Wright, face à Aurillac ?

Non pas du tout. J’avais simplement envie de faire un bon match, car la précédente rencontre n’avait rien donné en première période et j’étais donc sorti frustré. Là, en regardant le temps, je me suis dit que ce n’était pas trop un match pour moi et au final ça s’est bien passé. Je suis content, mais je ne m’emballe pas…

Certes, mais n’avez-vous pas l’impression d’avoir personnellement marqué des points ?

Ça s’est bien passé, mais cela peut aussi être catastrophique le week-end prochain. Même si je ne le souhaite pas. J’essaye de faire le maximum, de prendre les responsabilités qui me sont données. On verra comment cela se passera après le mondial. Je sais que j’ai une carte à jouer et j’ai aussi conscience d’être en fin de contrat. C’est donc à moi de me montrer. Propos recueillis par Julien Louis, correspondant.

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