Le chantier reste entier

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Publié le , mis à jour

Le XV de France s’est logiquement incliné à Twickenham. Les satisfactions aussi bien individuelles que collectives ne sont pas légion au terme de ce premier match de préparation.

LE MATCH

Les Bleus se posaient des questions, ils ont obtenu des réponses, globalement négatives. Face à un XV de la Rose bis, les troupes de Philippe Saint-André ont pu mesurer le chemin à accomplir d’ici l’entame de leur Coupe du monde, dans un mois. Les Tricolores ont souffert à tous les niveaux ou presque : physiquement, ils ont reculé et ont été débordés sur les extérieurs ; collectivement, ils sont apparus trop souvent désorganisés et en manque de repères ; rugbystiquement, ils ont manqué de justesse. Seule la mêlée – avec trois pénalités obtenues — a véritablement fonctionné et permis de rejoindre la mi-temps avec trois points de retard. Insuffisant pour espérer récolter un résultat positif et s’assurer une bonne dose de confiance. Et ce même si les Bleus ont su rester au contact au tableau d’affichage jusqu’au coup de sifflet final.

L’ACTION

Et à la 12e minute, Twickenham s’est enflammé. Quelques secondes auparavant, sur son aile Anthony Watson se retrouve en un contre un face à Brice Dulin, testé pour la première fois à l’aile du XV de France. L’ancien Agenais et Castrais monte trop haut sur la passe et se retrouve impuissant face à la vivacité de l’ailier de Bath, parti aplatir en coin. Un cadrage débordement d’école pour l’Anglais. Un moment douloureux à vivre pour le Racingman.

LE TOURNANT

Les Bleus n’ont pas suffisamment exploité leurs deux supériorités numériques. Sur la première, ils se sont fourvoyés tactiquement en n’effectuant pas les bons choix de jeu offensifs. Puis, ils ont même pêché défensivement en concédant un essai sur une passe au pied d’Anthony Watson à l’attention de Jonny May. Le symbole de la désorganisation générale. Une nouvelle fois à quinze contre quatorze au milieu de la seconde période, Dimitri Szarzewski et ses partenaires ont enfin franchi la ligne d’en-but après un groupé pénétrant. Un seul essai en vingt minutes de supériorité. Trop peu pour inverser la tendance.

L’ADVERSAIRE

Les Anglais vont se lancer à la conquête du monde fort d’un groupe très homogène. Les réservistes ont largement tenu leur rang. Les trois-quarts anglais alignés, samedi soir, ont tout particulièrement marqué des points auprès de Stuart Lancaster : Anthony Watson, auteur d’un doublé grâce à son démarrage et à des appuis détonants, Sam Burgess, machine à découper et véritable perce-muraille, ou encore le très juste Henry Slade ont livré des prestations abouties. À l’ouverture, Owen Farrell a assuré. Si les avants ont souffert en mêlée fermée, ils ont répondu présent dans l’engagement.

Vincent Bissonnet
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