Déceptions en tout genre

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Publié le , mis à jour

Peu d’enseignements et beaucoup de déconvenues pour ce premier match de préparation des Bleus où les rares Français à se mettre en évidence furent Picamoles, Debaty et Parra chez les titulaires, Guirado et Kockott chez les remplaçants. Trop peu pour rêver d’un sacre mondial pour le moment.

Quelle était la forme physique des Bleus pour ce premier « Crunch » ?

Ils n’ont pas eu l’air éprouvés par le rythme de la rencontre, cherchant même à l’imposer ou à accélérer le jeu en début de match, en revanche ils ont clairement souffert sur les impacts. Le « golgoth » Burgess au centre du terrain les a terrassés physiquement, notamment la paire Dumoulin-Lamerat. Mis à part Louis Picamoles, aucun joueur français ne parvenait à franchir la ligne défensive anglaise durant la première période. Le stage de Tignes et la préparation dans son ensemble ont permis aux Bleus de développer leur moteur ; ils doivent maintenant améliorer leur cylindrée rapidement s’ils veulent rivaliser avec les meilleurs dans un mois.

Le passage à l’aile de Brice Dulin a-t-il été concluant ?

Pas vraiment. L’ex-Agenais et Castrais a eu énormément de mal à trouver ses marques sur l’aile gauche. Trois fois en début de rencontre, il se place très mal en défense. Puis, à la 11e minute, il est littéralement déposé par son vis-à-vis direct Anthony Watson en duel, et coûte le premier essai encaissé par les Français par son erreur grossière en défense. Après la pause, il se reprend toutefois sur les bases, notamment sous les chandelles, et se montre plus propre à défaut d’être tranchant dans son rôle d’ailier.

Quelles ont été les satisfactions du côté français ?

Pour cette rencontre, qui était la première levée de la revue d’effectif qui doit conduire Saint-André à soustraire cinq noms à son groupe actuel, on ne peut pas dire que ses joueurs lui ont donné des raisons de se torturer l’esprit. Comme trop souvent sous son mandat, les grands gagnants de la soirée sont … les absents et notamment quelques cadres restés au chaud au CNR comme Papé, Dusautoir, Le Roux, Chouly ou encore Michalak et Fofana. À Twickenham, Debaty durant cinquante minutes, Picamoles sur ses avancées et Parra dans un double rôle de buteur-leader ont marqué quelques points. C’est tout et bien trop peu. Au rayon déception, on affiche en revanche complet : le capitaine Szarzewski (deux lancers raté), le déficit de puissance de Flanquart, les deux coureurs de la troisième-ligne Nyanga et Ouedraogo, la paire de centre Dumoulin-Lamerat sexy sur le papier mais trop timide dans les faits ou encore l’expérience Dulin à l’aile.

Quid du coaching ?

Yannick Bru nous avait avoué la veille de la rencontre que les remplacements lors de ce match étaient quelque peu programmés en vue d’offrir si possible du temps de jeu aux 23 joueurs de la feuille de match. Si Gaël Fickou a raté sa double rentrée, en revanche Guirado a démontré qu’il faudra être très fort pour venir le déloger de sa place de titulaire. Son entrée, au relais du capitaine du jour, amena (enfin ! ) le surplus de dynamisme et de puissance qui manquait au paquet français. Dans un autre registre, le Castrais Rory Kockott (malgré un tir au but manqué) a lui montré que l’émulation entre les demi de mêlée durera jusqu’au bout.

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