Le débrief de « PSA »

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    Le débrief de « PSA »
Publié le , mis à jour

Lundi matin, à Marcoussis, Philippe Saint-André est largement revenu sur le premier match de préparation des Bleus et notamment sur le choix d’avoir déplacé Brice Dulin à l’aile, en Angleterre.

Quarante-huit heures après ce premier match de préparation, quelle est votre analyse ?

On est déçus du résultat final parce qu’il y avait la place pour un résultat positif. Sur l’aspect physiologique, nous avons en revanche été performants ; nous nous sommes bien déplacés et nous avons bien répondu aux trente-sept minutes de temps de jeu effectif.

Quel fut le point positif ?

Notre problème depuis trois ans et demi était que l’on finissait mal les mi-temps et les dernières minutes de la rencontre. À Londres, il y eut une dynamique positive à ces moments-là du match. C’est encourageant.

Quoi d’autre ?

Morgan Parra, qui bosse énormément ses tirs aux buts depuis le début de la préparation, a réalisé un 100 % dans ce secteur de jeu (Rory Kockott manque la transformation sur l’essai de Fulgence Ouedraogo, N.D.L.R.). Il est dans les standards du très haut niveau.

Quels sont les points noirs, maintenant ?

Sur le deuxième essai anglais, nous faisons preuve d’une naïveté incroyable en défense. Combien de un contre un avons-nous d’ailleurs perdu derrière ? Beaucoup trop… Nous n’avons pas bien, non plus, géré nos temps forts. En supériorité numérique (sortie de Sam Burgess sur carton jaune, N.D.L.R.), nous avons clairement manqué de patience. Pourtant, nous avons conservé le ballon durant deux minutes, à plusieurs occasions dans ce match, alors que les Anglais ne l’ont jamais fait. Je suis aussi persuadé que nous avons fait deux fois plus de passes qu’eux.

Qu’avez-vous pensé de votre charnière ?

François (Trinh-Duc, N.DL.R.) a été bon défensivement, bon dans le un contre un. Morgan (Parra, N.D.L.R.), qui travaille énormément son but depuis le début de la préparation, a montré aussi un beau visage. En troisième ligne, on a vu que Louis Picamoles est sur la bonne voie, surtout dans le déplacement.

Et de votre troisième ligne ?

Yannick Nyanga reste le puncher qu’on connaît. Il a d’ailleurs initié la plus belle contre-attaque du match, en deuxième période. Fulgence (Ouedraogo, N.D.L.R.), on connaît sa capacité à courir, à se déplacer et coller au ballon.

Regrettez-vous d’avoir placé Brice Dulin à l’aile ?

Non. J’ai dit que c’était un match de préparation et à partir du moment où nous avons trois ailiers de métier dans notre effectif, nous étions obligés de voir des solutions différentes. Je vous rappelle aussi que Noa (Nakataci, N.D.L.R.) n’était pas apte à disputer cette rencontre.

On pourrait vous reprocher que Brice Dulin n’est pas un ailier…

Anthony Watson et Johnny May, qui jouent souvent arrière en club, ne se posent pas ces questions-là… Si tu laisses de l’espace à ces joueurs, tu les retrouves dans tous les bons coups. La polyvalence est vitale au haut niveau. Je vous rappelle enfin que Sella et Blanco ont commencé leurs carrières à l’aile.

Que voulez-vous dire ?

Au niveau international, quelle est la différence entre arrière et ailier ? J’avais besoin de revoir Sofiane (Guitoune, N.D.L.R.) et de trouver une solution avec Brice (Dulin, N.D.L.R.). Si jamais il y a un blessé, sur vingt minutes, il pourra faire le job.

À quoi peut-on s’attendre samedi, au Stade de France ?

L’intensité sera encore plus importante que lors du dernier match. Mais nous disposons d’une semaine de travail pour élever notre niveau de jeu. […] Jusqu’à présent, nous avons réalisé un gros travail sur l’énergétique. Cette semaine, nous bosserons donc sur la vitesse, l’explosivité et la puissance, toutes ces choses où nous avons eu du mal à rivaliser avec les Anglais samedi soir. Le but ultime, c’est d’être à 100 % de nos capacités, au moment où débutera le Mondial.

Pouvez-vous nous donner des nouvelles des blessés, Pascal Papé, Thierry Dusautoir et Sébastien Tillous-Borde ?

Le seul d’entre-eux qui ne jouera pas samedi c’est Thierry Dusautoir. Il sera à 100 % pour le match contre L’Écosse, dans quinze jours. Les douze autres (les joueurs non-utilisés à Twickenham, N.D.L.R.) prétendent à une place dans le groupe des vingt-trois.

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