M-1 avant le duel transalpin

  • M-1 avant le duel transalpin
    M-1 avant le duel transalpin
Publié le , mis à jour

La France et l’Italie, sœurs ennemies du rugby européen, latins dans un univers anglo-saxon, se retrouveront dans tout juste un mois pour leur premier match de poule en Coupe du monde. Si de par l’histoire ainsi que par les résultats récents, le XV de France semble toujours avoir une avance sur son homologue transalpin il n’en demeure pas moins que ce dernier a une carte à jouer.

Si depuis 2000, et l’intégration des Italiens dans le Tournoi des 6 Nations, les duels franco-italiens sont habituels, ce sera la première fois cette année que les deux Nations se rencontreront en Coupe du monde, le 19 septembre prochain à Twickenham. D’entrée de jeu, ce match vaudra son pesant d’arachides. En effet, l’Irlande, deuxième Nation mondiale, apparaît comme le favori pour décrocher la première place de cette poule D. La France, septième Nation mondiale, et l’Italie, quatorzième, semblent donc être en concurrence directe pour arracher la deuxième place voire mieux. Le parcours respectif de ces deux équipes en Coupe du monde n’est pas comparable. La France a toujours passé les poules tandis que l’Italie s’est toujours limitée à une ou deux victoires en poule. Mais il semble bien que les Italiens ont cette année une opportunité à saisir. Si leur dernier Tournoi a été quelque peu décevant avec deux défaites lourdes contre le XV de France et surtout contre le Pays de Galles. Les hommes de Jacques Brunel ont tout de même montré qu’ils avaient beaucoup de qualités et pas uniquement dans le combat. Leur première mi-temps face aux Anglais à Twickenham est la preuve que les Italiens peuvent marquer de beaux essais construits sur plusieurs temps de jeu. Emmenés par un grand capitaine et frais champion de France, Sergio Parisse, ainsi que par leur sélectionneur Jacques Brunel, ils seront engagés dans une poule abordable où viser la deuxième place n’est pas une folie. Les Italiens devraient théoriquement pouvoir s’imposer contre les Roumains et les Canadiens, il leur suffirait d’un exploit contre les Français ou les Irlandais pour décrocher leur billet pour les quarts. Pour cela Jacques Brunel travaille depuis plusieurs saisons au renouvellement du groupe et à l’émergence de nouveaux talents dont Michele Campagnaro et Simone Favaro sont les exemples notables, en s’appuyant sur des cadres historiques comme Parisse, Ghiraldini ou encore Zanni.

Les Italiens dans la dernière ligne droite de leur préparation

Les protégés de Jacques Brunel joueront ce samedi à Turin, leur premier match de préparation face aux Écossais de Vern Cotter. Ce sera l’occasion de voir, si leur préparation n’a pas été perturbée par la petite grève des joueurs concernant les primes, en début de préparation. L’occasion de voir aussi si Jacques Brunel procédera à une revue d’effectif ou s’il préfère déjà s’appuyer sur les cadres habituels. Avant de retrouver les Écossais à Murrayfield et de finir contre les Gallois à Cardiff. Ce mardi, Leonardo Ghiraldini a assuré que dans un moins au Mondial, ils seront « au maximum de leur forme ». Et selon lui, le match de samedi est une étape importante : « Samedi soir, nous devrons faire très attention à nos adversaires qui ont déjà fait un bon match contre l’Irlande. Ce sera donc un test de qualité en vue du Mondial ». Il est donc certain que les Italiens feront tout pour arriver prêts face aux Français et rééditer les performances de 2011 et de 2013, lorsqu’ils avaient battu le XV de France. M. L.

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?