Yann David : « la formation fait partie de la culture de ce club »

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Publié le , mis à jour

Avec quatre sélections, un titre de champion d’Europe et deux titres de champion de France, Yann David est l’une des dernières pépites passées par le Centre de formation du CSBJ. S’il reste persuadé que c’est un centre de haut niveau il est également conscient que les problèmes financiers du club brident certains jeunes talents…

Décrivez-nous votre passage au CSBJ…

J’ai commencé le rugby à l’école de rugby du CSBJ, j’avais alors 8-9 ans. Ensuite j’ai fait toute l’école de rugby : Minimes, Cadets, Crabos. Jusqu’au jour où j’ai intégré le centre de formation du club. Grosso modo je devais avoir 16-17 ans. À l’époque c’était Laurent Mignot, aujourd’hui entraîneur de Bourg-en-Bresse qui dirigeait le centre de formation berjallien. C’est lui qui m’a fait rentrer au centre. Le manager de l’époque était Pierre Raschi. Cristophe Urios et Guy Tourlonias étaient les entraîneurs et c’est avec ces coachs là que j’ai fait mes débuts au Centre de formation et en équipe première avec le CSBJ.

Vous aviez à l’époque l’objectif de devenir professionnel ou pas spécialement ?

Quand j’ai démarré le rugby évidemment que je ne l’envisageais même pas, je voulais juste jouer avec mes copains. Mais en toute sincérité le projet de devenir professionnel est arrivé sur le tard, vers mes 17-18 ans quand j’ai compris que je pouvais avoir certaines opportunités. À l’époque j’ai commencé à comprendre qu’en bossant je pouvais peut-être y arriver. Je me suis pris en main, je me suis lancé à fond et le travail a payé. J’ai eu la chance de toucher très jeune au Top 14 et d’y évoluer régulièrement depuis.

Et alors pourquoi avoir quitté le CSBJ pour le Stade Toulousain où, par définition, la concurrence allait être tout autre ?

Je suis arrivé au Stade en 2009, à 21 ans. J’avais déjà été contacté une ou deux saisons auparavant par le Centre de formation du Stade Toulousain, quand j’étais à Marcoussis (au Pôle France, promotion Guy Basquet – 2006-2007). Mais à l’époque je ne voulais pas trop quitter le cocon familial, j’étais très famille et je le suis toujours d’ailleurs (rire) mais je me voyais mal partir de la maison donc j’ai préféré attendre. Ainsi j’ai pu faire mes débuts en pro, j’ai pu faire mes armes dans mon club formateur jusqu’à mes 20-21 ans et cette dernière année, c’était la saison 2008-2009, Jean-Michel Rancoule et Guy Novès m’ont rappelé et là je me suis dit qu’il fallait que je me lance, j’avais vraiment envie de faire partie de ce club, du coup j’ai tenté et je ne le regrette pas quelques années après.

Et quel est votre attachement au CSBJ aujourd’hui ?

Ça restera toujours mon club de cœur ! C’est là que je me suis découvert une passion, où j’ai découvert un métier, que j’ai désormais la chance de pratiquer tous les jours. Donc je dois beaucoup à ce club c’est sûr.

Et comme peuvent faire certains sportifs, y revenir pour finir votre carrière est envisageable ou non ?

Aujourd’hui j’espère que ma fin de carrière sera le plus tard possible (rire) ! Mais après en toute sincérité je ne sais pas du tout, je suis tellement épanouie dans ce club qu’est Toulouse, je me sens tellement bien ici que je ne sais pas du tout. Si on veut bien de moi je pense que je finirai ma carrière à Toulouse.

Le CSBJ a été élu meilleur Centre de formation de Pro D2 2014-2015 par la LNR, est-ce une surprise pour vous ?

Non ça ne m’étonne pas du tout ! Même si j’ai quitté le Centre de formation du CSBJ il y a un petit moment, je garde de très bons souvenirs de mes années au centre. Il y avait un très bon suivi scolaire et surtout un excellent suivi sportif avec beaucoup d’entretiens individuels, beaucoup de conseils. Laurent Mignot et son staff étaient toujours derrière nous pour nous guider et nous aider. Et ça ne m’étonne pas du tout qu’aujourd’hui le Centre de formation du CSBJ soit parmi les meilleurs de ProD2. Pour moi la formation fait vraiment partie de la culture de ce club.

Finalement CSBJ et formation sont deux mots qui vont bien ensembles ?

Exactement, le CSBJ s’est toujours appuyé sur ses jeunes, ce qui a toujours plus ou moins fonctionné, donc il continue. Il y a un gros vivier rugbystique aux alentours de Bourgoin-Jallieu et ils savent faire perdurer ça, c’est super.

Avec Morgan Parra (1988) et Alexandre Dumoulin (1989) vous êtes la dernière génération d’internationaux formés au CSBJ, comment expliquez-vous qu’il n’y en ait pas eu depuis ?

La situation du club a fait que… La dégringolade en ProD2 puis en Fédérale 1, ça a bloqué beaucoup de mes anciens coéquipiers qui sont restés cloués au CSBJ par la force des choses. Et ça a peut-être barré ou fait évaporer les rêves de certains qui étaient accessibles pour plus d’uns, il y avait beaucoup de joueurs de talents au CSBJ. Mais je pense que la dégringolade financière du club a beaucoup joué dans la situation de pas mal de jeunes.

Selon vous certains jeunes sont passés à côté d’une grande carrière ?

Peut-être que certains ont loupé une carrière professionnelle mais on ne pourra jamais le savoir… C’est d’ailleurs ça qui est rageant. Je sais que pas mal de joueurs de grands talents sont passés par le CSBJ à cette époque et malheureusement ça s’est mal goupillé pour eux et ils ont loupé le Top 14 a pas grand-chose, alors qu’ils auraient largement pu se hisser au niveau.

Et selon vous comment on peut expliquer la présence d’un Centre de formation de si haut niveau à Bourgoin, petite ville de 25 000 habitants ?

C’est ce qui fait la force de cette petite ville. Le rugby fait vivre la ville et la ville vit pour le rugby. Il y a toujours eu un noyau dur autour de ce Centre de formation et autour de l’équipe première qui a toujours su s’appuyer sur ces jeunes. C’est ce qui fait la force du CSBJ, c’est pour ça que tout un peuple, toute une collectivité, poussent derrière, c’est génial.

Finalement plus qu’un club de premier plan, Bourgoin serait un tremplin ?

Je pense oui. Bourgoin est un tremplin pour beaucoup de jeunes joueurs. En termes de centre de formation, c’est le top. J’ai vraiment eu la chance de connaître cette formation et ce n’est que du bonheur.

Mais alors que manque-t-il au club pour revenir sur le devant de la scène ?

Peut-être la régularité et l’éternel problème financier. C’est difficile de se maintenir sportivement alors il faut au moins que les finances suivent… Ces problèmes financiers ont gâché pas mal d’années au CSBJ.

Et à l’avenir, avec des moyens financiers supérieurs, le club pourrait conserver ses pépites ?

Je ne sais pas, l’argent ne fait pas tout. Quand on est compétiteur on a envie de relever des challenges, de voir autre chose. Mais je pense évidemment qu’une meilleure santé économique pourrait maintenir le CSBJ au plus haut niveau et pousser les jeunes à rester.

Propos recueillis par Pierrick Ilic-Ruffinatti

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