Guilhem Guirado : « L’objectif sera de proposer du jeu »

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    Guilhem Guirado : « L’objectif sera de proposer du jeu »
Publié le , mis à jour

A quelques jours du dernier match de préparation face à l’Écosse, Guilhem Guirado fixe le cap des Bleus. Objectif : « engranger de la confiance ».

Ce dernier match de préparation face à l’Ecosse a-t-il vocation de nouveau test ou plutôt de répétition de gammes ?

Nous avons encore beaucoup de travail au niveau de la conquête, mais aussi dans de nombreux secteurs de jeu. C’est un dernier test sans obligation de résultat. Parce que, ensuite, dès que la compétition va débuter, toutes les petites erreurs qui causeront des problèmes, ça se retournera contre nous pour la suite de la compétition. Ce match, on va le jouer d’abord pour le gagner, pour engranger de la confiance. L’objectif sera de proposer du jeu comme on sait le faire. Mais en étant tout de même plus précis car nous avons eu quelques passages à vide contre l’Angleterre, tant au niveau du jeu que de la conquête. Ce sera un bon test face à une équipe d’Écosse qui vient de mettre une sacrée fessée aux Italiens.

On dit que le jeu de l’Écosse ressemble parfois à celui de Clermont au début de l’ère Cotter. Avec Perpignan, vous avez souvent battu Clermont à l’époque. Comment vous y preniez-vous ?

Avec l’Usap, on mettait l’accent sur le jeu d’avants très fortement. Ça tombe bien, avec l’équipe de France, on essaie de faire la même chose. On sait que les trois-quarts écossais pédalent fort. Si on reste soudé en défense et qu’on ralentit au maximum les libérations de balle, on doit pouvoir les contrer.

Pour autant, les Écossais sont réputés pour leur capacité à conserver le ballon sur de très longues séquences de jeu...

C’est vrai ! C’est incroyable car ils ne sont qu’un ou deux joueurs dans les rucks pour assurer la conservation du ballon et peuvent enchaîner dix ou quinze temps de jeu sans gagner un mètre. Ils sont vraiment patients, mais je pense qu’il sera intéressant de chercher à mettre en place des contre-rucks, sans se consommer à trois ou quatre joueurs. Sinon, on va se mettre en danger.

En raison de la lourde charge de travail physique, ne craigniez-vous encore une fois de connaître des passages à vide ou même une blessure ?

On fait totalement confiance au staff pour ça. Évidemment, c’est très dur en ce moment. Ça tire de tous les côtés. Même sur les cinq jours de coupures, nous avions des séances à effectuer. Dès notre retour samedi, la journée a été chargée. Même chose dimanche. Mais si on fait tout ça, on sait que c’est pour être bien dans la compétition et pouvoir enchaîner un maximum d’efforts sur les quatre semaines du premier bloc de matchs. Aujourd’hui, c’est ce qui nous importe.

Culpabilisez-vous au regard du début du RC Toulon, votre club ?

Un petit peu, mais tout le monde connaissait les règles du jeu. C’est malheureusement le revers de la médaille. Je trouve ça navrant et même un peu gênant. Je suis surtout triste pour mes coéquipiers. Mais je ne suis pas inquiet car je sais que ça travaille très dur. Et puis, à mon avis, Bernard (Laporte) va les remonter comme il faut pour les prochaines échéances (sourires).

Arnaud Beurdeley
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