Deux Français à Wembley

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Le Toulousain Kevin Larroyer et le Catalan John Boudebza ont disputé cette cent quatorzième finale de l’histoire avec les Hull KR. Malgré l’ampleur de la défaite, cette finale va marquer à jamais leur carrière. Témoignages de ces deux acteurs…

Samedi après-midi, Kevin Larroyer est entré sur la mythique pelouse de Wembley avec le statut de titulaire au poste de deuxième ligne. Une finale de Cup, le Toulousain l’avait déjà vécue, mais en rêve. C’était le temps où il faisait ses premiers pas à l’école de rugby du Toulouse olympique dans les années 90. Originaire du quartier des Minimes, c’est tout naturellement qu’il s’est dirigé vers le rugby à XIII avec son ami de toujours, Mourad Kriouache, le demi de mêlée du Toulouse olympique. Au sein du maillot bleu toulousain, il a gravi tous les échelons qui mènent de l’école de rugby à l’équipe fanion.

Une équipe fanion qu’il a découverte au cours de la saison 2009-2010 alors qu’il était encore junior. C’est dans la dure épreuve du championship anglais qu’il a fait ses premières armes au plus haut niveau face à Featherstone, Batley, Oldham, York, etc. Du Championship à la Super League, il n’y a qu’un petit pas. Ses prestations séduisent Bernard Guasch et l’encadrement des Dragons. Après une période d’essai avec Saint-Estève XIII catalan, il intègre le groupe des Dragons. Sélectionné pour la Coupe du monde 2013, il est prêté l’année suivante au Hull KR où il va donner un autre relief à sa carrière en disputant la finale de la Cup 2015.

« CE MATCH DOIT NOUS SERVIR À GRANDIR »

Certes, il aurait préféré un autre scénario que ce cuisant (50-0). « C’est la loi du sport, dit-il. Samedi, Leeds était vraiment plus fort. L’enjeu nous a peut-être paralysés ? Mais, ce n’est pas une raison valable. Leeds nous a donné une leçon de rugby. Nous devons en tirer les conséquences. Ce match doit nous servir pour grandir et progresser. Cette défaite, elle ne doit pas faire oublier notre excellent parcours dans cette épreuve, ce n’est pas par hasard que nous avons éliminé Wigan, Warrington et les Catalans. Malgré la défaite, cette finale va rester un grand souvenir. Il y a des joueurs de Super League qui n’ont jamais joué de finale. Dans un sens, je suis assez privilégié. »

À l’issue de ce rendez-vous, Kevin Larroyer a pu retrouver sa famille. Sa sœur, son beau frère et petit frère sont venus spécialement de Toulouse pour assister à cet événement incontournable de l’autre côté de la Manche. « Cela m’a réchauffé le corps. Ce sont des moments inoubliables tout comme lorsque nous avons pénétré dans le stade. Cette finale, elle a fait vibrer le côté Est de la ville. Sincèrement, je ne demande qu’une chose, c’est de rejouer à Wembley. Une fois qu’on a foulé cette pelouse, on veut y revenir. »

Si l’histoire vient à se répéter. Kevin Larroyer aspire à une chose, celle de la gagner. Ce 29 août 2015 restera malgré tout un moment fort dans sa carrière. À 26 ans, il a encore de beaux jours devant lui.

Didier Navarre
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