Laporte pour redonner la FFR aux clubs

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    Laporte pour redonner la FFR aux clubs
Publié le , mis à jour

Hier soir dans son fief gaillacois l’entraîneur toulonnais a lancé sa campagne pour prendre la succession de Pierre Camou à la tête de la FFR. Au programme la présentation de son équipe et de son projet avant de répondre aux interrogations des nombreux présidents midi-pyrénéens présents.

À l’écoute du monde amateur

Comme il l’avait annoncé dans nos colonnes lundi, la volonté de Bernard Laporte est avant tout de « simplifier les choses. » Durant l’intégralité de la présentation Bernard Laporte n’aura eu de cesse de répéter sa volonté de faire des clubs les acteurs primordiaux des prises de décision fédérales. Au moment d’évoquer ses aspirations, l’actuel entraîneur toulonnais a assuré qu’il n’était « pas là pour le pouvoir, pas là pour l’ambition personnelle mais pour apporter des solutions au monde amateur qui en a besoin. »

Après l’annonce de son programme, l’équipe de campagne a patiemment écouté les différents acteurs du monde amateur. Bernard Laporte, Serge Simon et Christian Dulin apportant les solutions aux problématiques rencontrées par les clubs.

Un emploi du temps chargé

Entre la sortie de ses livres, son émission de radio et son poste d’entraîneur au RCT, il sera dur de consacrer beaucoup de temps à sa campagne. Une situation qui ne l’effraie pas outre mesure : « Ce n’est pas très compliqué dans la mesure où je ne le ferais qu’un jour par semaine, jusqu’en juillet. (le mardi, N.D.L.R.) Quand on veut les choses il faut travailler, ou alors on n’y va pas, moi j’ai décidé d’y aller. » Son équipe, Serge Simon notamment, endosse un rôle primordial, du moins dans les premiers mois. Amis depuis plus de trente ans Laporte et Simon vont former un duo qui n’est pas sans en rappeler un autre.

Laporte et Simon comme Ferrasse et Basquet ?

En 1966, quelques hommes en totale opposition avec une fédération qu’ils jugent sclérosée partent en campagne. Albert Ferrasse et Guy Basquet font un tour de France des clubs, avant de se faire élire, et de mettre en place Marcel Batigne. Deux ans plus tard, Albert Ferrasse le remplace à la tête de la fédération et entame une présidence longue de vingt-trois ans. Un parallèle accepté par Serge Simon, dans une certaine mesure : « oui dans la volonté de changer les choses, non dans ce qu’ils sont devenus. L’ère ferrassienne c’est le symbole de la confiscation du pouvoir. Ils ont profité des statuts pour accéder au pouvoir, et après ils se sont assis dessus, ce n’est évidemment pas ce qu’on veut faire. » Pierre-Olivier Chirol

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