Les secrets des progrès des Bleus en touche

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    Les secrets des progrès des Bleus en touche
Publié le , mis à jour

Les deux matchs au Stade de France de cet été ont démontré que la touche pouvait devenir l’un des points forts du XV de France. Face aux alignements anglais et écossais, l’opposition a tourné en faveur des Bleus. Décryptage avec le capitaine de la touche française, Damien Chouly.

C’est l’un des enseignements positifs de la préparation du XV de France. La touche française, et particulièrement son contre en défense, ont été performants lors du deuxième match face à l’Angleterre et aussi face à l’Écosse, réputée pour son alignement. La raison ? Du travail et une nouvelle organisation sur les lancers français et une ambition plus importante sur ceux des adversaires.

C’était l’un des défis de l’été. Après avoir « soigné » leur mêlée, les Bleus se devaient d’avoir une touche compétitive, pour espérer un très bon parcours durant le Mondial. Après tout, il s’agit là de la meilleure rampe de lancement pour les attaques. Depuis un an, le Clermontois Damien Chouly a été responsabilisé sur ce secteur et nommé officieusement « capitaine de touche » du XV de France. Un rôle que le troisième ligne a pris à bras-le-corps. Son investissement avait satisfait le staff, notamment lors du dernier Tournoi, mais le fait de devoir annoncer chaque combinaison semblait peser sur son jeu. Chouly était moins actif. Du coup, si durant l’été, il a conservé ses prérogatives sur la touche, il a dû se décaler sur l’aile et laisser le couloir de la troisième ligne au surpuissant Louis Picamoles.

trois sauteurs

De fait, les deuxième ligne ont plus de responsabilité car, si les Bleus alignent ensemble à la fois Dusautoir (obligatoire car il est capitaine) et Picamoles (indispensable pour son apport physique) en troisième ligne, ils perdent un sauteur. Ne reste plus que les « secondes barres » et Chouly, soit trois sauteurs au maximum. « Nous avons bénéficié de temps durant la préparation pour travailler, obtenir des repères collectifs afin d’acquérir plus de sérénité. Nous avons pu nous régler. Après, je dois aussi souligner que sur les trois matchs, j’y intègre le match de Twickenham, est-ce une conséquence du gros travail physique, mais tout le monde a accentué sa concentration à chaque touche. Personne ne s’est laissé distraire », détaille ce mercredi Damien Chouly.

Et pour le contre ? Voir Maestri chiper un ballon aux Anglais ou bien les frères Gray se triturer les méninges pour capter des ballons propres face aux Français, sont des nouveautés et des vraies bonnes nouvelles. « Nous avons cherché à contester chacun de leur lancer et délaissé la défense en bas sur les deux dernières rencontres. Les matchs de préparation servent à ça, donc on se devait d’essayer cette forme de défense. Car chaque ballon récupéré est une munition supplémentaire pour nos offensives. Cela nous donne une arme supplémentaire. La touche est aussi un jeu de psychologie. Si en début de match tu parviens à voler ou à dérégler l’alignement adverse, tu marques un point », argumentait-il. On demande maintenant à voir ces progrès en matchs officiels et dès l’Italie dans une grosse semaine.

Pierre-Laurent Gou
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