• Le Japon dans le doute
    Le Japon dans le doute
Publié le / Modifié le
Compétitions

Le Japon dans le doute

Quand l’EPCR essaie de favoriser le développement du rugby en Italie, et dans les pays de l’Est, la SANZAR a aussi décidé d’élargir le Super Rugby à 18 équipes. Avec 3 nouvelles franchises, une argentine, une japonaise et le retour des Sud-africains des Southern Kings. Mais cela pourrait ne pas se faire et le championnat se jouerait avec seulement 16 équipes.

L’incertitude demeure autour de la participation d’une franchise japonaise à la prochaine édition 2016 du Super Rugby. En octobre 2014, la SANZAR, institution qui dirige la compétition de franchises de l’Hémisphère Sud, a confirmé que la 21e édition de ladite compétition se jouerait à 18 en 2016 avec l’addition d’une franchise argentine, d’une japonaise et le retour des Southern Kings. Mais les Japonais ne parviendraient pas à réunir un assez grand nombre de joueurs compétitifs pour faire bonne figure dans ce championnat. Aucun effectif n’a été officiellement révélé pour l’heure, certaines rumeurs parlent d’une liste de 25 joueurs présentée à la SANZAR d’autres disent que seulement deux joueurs se seraient engagés mais aucun nom n’a filtré. Le doute s’est installé le mois dernier, lorsqu’Eddie Jones, actuel sélectionneur du Japon, a annoncé son possible souhait de ne pas remplir la fonction qui lui était dévolue, de directeur rugby de cette nouvelle franchise. Par ailleurs, la fédération japonaise recherche toujours un entraîneur pour cette équipe. Et de nombreux internationaux n’ont pas signé, à l’image de Michael Leitch, capitaine japonais, qui préfère rester attaché aux Chiefs où il a joué régulièrement la saison dernière. À cela s’ajoute, la concurrence qui existe entre la fédération et la Japanese Top League, championnat domestique, qui ne souhaite pas libérer ses meilleurs joueurs pour qu’ils puissent évoluer avec la franchise. L’avenir semble donc compliqué pour cette franchise japonaise. À tel point, que la SANZAR aurait prévu un plan alternatif avec seulement 16 franchises. En effet, si les Japonais venaient à ne pas être en capacité de disputer la 21e édition de Super Rugby, il ne resterait plus que 17 équipes… Un nombre impair d’équipes difficile à gérer. De ce fait, la SANZAR pourrait proposer à la Fédération Sud-africaine de repousser le retour des Southern Kings. D’autant plus que la franchise rencontrerait également quelques soucis, sur le plan financier mais aussi sur la mobilisation de joueurs compétitifs. Tandis que pour la nouvelle franchise argentine tout semble aller pour le mieux avec l’accord de nombreux Pumas (Herrera, Creevy, Lavanini, Hernandez, Sanchez, Leguizamon…). Cette équipe pourrait donc être la seule nouvelle équipe. Ce serait un échec pour la SANZAR et la Fédération japonaise qui voient dans l’Asie un marché porteur pour le rugby. Noriyuki Sakamoto, secrétaire général de la Fédération japonaise, s’est d’ailleurs exprimé et ne veut pas croire que cela puisse échouer. Steve Tew, président de la Fédération néo-zélandaise, a tout de même tenu à afficher son optimisme : « La franchise argentine semble vraiment bien partie, les Kings seront prêts quant au Japon il reste un peu de travail. » Nous devrions vite avoir des nouvelles car Tew a également déclaré : « La SANZAR fera normalement des commentaires sur la situation la semaine prochaine. » Ceci étant une obligation vis-à-vis des diffuseurs ainsi que des partenaires financiers de la compétition.

L’incertitude persiste autour de l’organisation du Mondial 2019

Une mauvaise nouvelle de plus pour la Fédération japonaise après les problèmes qui entourent l’organisation de la Coupe du monde 2019. En effet, le doute demeure toujours depuis que le gouvernement nippon a annoncé que le nouveau Stade Olympique ne serait pas construit remettant en cause toute la répartition des stades qui devaient accueillir des matchs de la Coupe du monde. Brett Gosper, le directeur exécutif du World Rugby s’est montré confiant quant à la capacité du Japon à pouvoir organiser ce Mondial, tout en annonçant que si une solution n’était pas trouvée avant la fin du mois le World Rugby se tournerait vers l’Afrique du Sud et l’Italie pour trouver un nouvel hôte. Ces deux derniers étaient les concurrents du Japon pour l’organisation du Mondial mais ils n’avaient pas été retenus au profit du projet nippon. Brett Gosper a justement déclaré : « Nous sommes confiants sur le fait que les Japonais vont régler tout cela. Ils ont jusqu’à la fin septembre pour le faire. » Tout en précisant : « Il n’y a pas encore de discussions avec la Fédération sud-africaine. Mais il est évident que, dans le cas peu probable où il y aurait un problème au Japon, ce serait logique que les premières personnes qui seront consultées, sont les deux autres prétendants de l’époque, en l’occurrence l’Italie et l’Afrique du Sud. » Ce mois de septembre sera donc décisif pour la fédération japonaise. M. L.

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir