• Parisse, vraiment absent ?
    Parisse, vraiment absent ?
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Coupe du Monde

Parisse, vraiment absent ?

L’annonce du forfait du capitaine italien, à plus d’une semaine du match d’ouverture, a forcément surpris. Info ou intox ? Afin d’éviter de se poser la question, les Bleus ont choisi de se concentrer sur eux-mêmes...

L’annonce de son forfait transpirait allègrement depuis plusieurs jours, et a été officialisée durantle week-end : en raison d’un hématome à la cuisse récolté au pays de Galles trop difficile à drainer, Sergio Parisse ne devrait pas jouer le match d’ouverture de la Coupe du monde face à la France, et demeure incertain pour le deuxième match de la compétition. Une annonce effectuée à plus d’une semaine du grand rendez-vous, et ressemble à s’y méprendre à de l’intox. Vous imaginez-vous, en tant qu’entraîneur de Sergio Parisse, à admettre son absence alors que si tel était le cas, il conviendrait d’entretenir un maximum de doutes jusqu’au coup d’envoi de la rencontre ? En ce qui nous concerne, pas une seconde. Et l’on sait Jacques Brunel trop fin stratège pour commettre un impair de ce genre. Le sélectionneur du XV de France Philippe Saint-André, qui n’est tout de même pas le premier venu, fut le premier à le sous-entendre. « On connaît les qualités de Sergio Parisse, on a une certaine mémoire aussi : la dernière fois que nous sommes allés à Rome, il ne devait pas jouer en raison d’une déchirure au mollet. Et il était bien sûr le terrain… »

Papé: « Il est hors de question pour nous de se dire : « c’est bon, il n’y a plus Parisse, on peut s’en coller une jeudi soir ! »

On peut ainsi logiquement imaginer que les Bleus se prépareront la semaine prochaine avec la certitude que le capitaine et leader de jeu du XV d’Italie seront bien de la partie. Manière d’exorciser les doutes, mais aussi de se prémunir d’un certain péché d’orgueil. « Que Sergio soit absent ou pas, à vrai dire, peu importe, confirmait le capitaine Thierry Dusautoir. Il sera important de nous concentrer sur nous et de bien aborder ce premier match, en trouvant le juste milieu entre enthousiasme et motivation. » Un son de cloche similaire à celui entendu du côté de Pascal Papé, partenaire de l’Italien sous les couleurs du Stade français. « Quand il évolue au Stade français, il est très important. Quand c’est pour l’Italie, je n’en sais rien, mais j’imagine que oui… Sergio est un ami donc s’il manque ce match, j’en serai désolé pour lui. Mais encore une fois, il serait une erreur d’effectuer une fixette sur un seul joueur. En premier lieu parce que cela serait manquer de respect à l’équipe d’Italie, qui nous a régulièrement battu ces dernières saisons. » Battu, oui. Mais avec Parisse sur le terrain. Pas de quoi pourtant faire varier d’un iota le vice-capitaine des Bleus dans son discours. « Il est hors de question pour nous de se dire : « c’est bon, il n’y a plus Parisse, on peut s’en coller une jeudi soir ! Qu’il soit là où pas, que l’on affronte l’Italie, la Roumanie ou les All Blacks, ce doit être la même chose pour nous. » Communication bien rodée ou vœu pieu ? Chacun se fera son avis, à la lumière du match. Car si Saint-André glissait dans un souffle que « le cas de Sergio Parisse n’est pas notre problème numéro un », on connaît au moins une personne qui rêve de prouver le contraire…

Nicolas Zanardi
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