« Mohed Altrad nous a convaincu »

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Publié le , mis à jour

Après le Mondial, le meilleur talonneur du monde débarquera dans l’Hérault. Bismarck Du Plessis (31 ans, 1,89m et 112 kg, 70 sélections) nous explique pourquoi.

Les Springboks sortent d’un Four Nation difficile. Comment appréhendez-vous cette coupe du Monde ?

Nul ne nous voit champions du monde. Quand j’observe notre squad et la façon dont on s’entraîne, je reste pourtant persuadé que nous pouvons aller au bout.

Faites-vous partie des cadres, en sélection nationale ?

À 31 ans, je l’espère… En 2007, à l’occasion de ma première coupe du Monde, j’ai beaucoup appris de mes glorieux aînés, tels John Smit ou Os Du Randt. Ils étaient comme des grands frères pour moi. J’essaie de faire la même chose avec nos plus jeunes joueurs. J’essaie, dans la mesure du possible, de leur faire comprendre qu’il faut en profiter, parce que tout peut s’arrêter en un instant, une seconde. Regardez Usain Bolt. Il fut blessé, meurtri, presque oublié avant de revenir au plus haut niveau et d’écraser les championnats du monde d’athlétisme. L’Afrique du Sud est dans la même position. Nous n’avons plus gagné depuis un certain temps mais nous restons dangereux. Les gens ne se méfient pas assez de nous…

Vous jouerez la saison prochaine à Montpellier. Pourquoi avoir pris cette décision ?

Pour le moment, je suis totalement concentré sur les Springboks et ce premier match face au Japon. Mais puisque vous semblez être là pour en parler, Montpellier représentait pour moi et mon frère Jannie (pilier droit) un dernier challenge à relever, l’opportunité de finir sur un tempo élevé. Fabien Galthié m’avait contacté, il y a pas mal de temps, avant de quitter le club. Je l’ai très bien connu puisqu’en 2005 - à l’époque où il entraînait le Stade français et nous rendait parfois visite aux Sharks- j’étais son voisin de pallier à Durban. Il était alors très proche de Dick Muir (ancien trois-quarts centre des Springboks, aujourd’hui entraîneur des Sarks, N.D.L.R.). Mais c’est le président Mohed Altrad qui est venu nous voir, mon frère et moi, en Afrique du Sud. Il nous a rapidement convaincus. Nous avons été séduits par le charisme du personnage et son discours positif, ambitieux.

Arriverez-vous à Montpellier dans la foulée de la Coupe du monde ?

Dans la foulée, non. Tout simplement parce que je dois me marier ! (rires) Mais je serai là très vite. J’ai hâte de découvrir le Top 14.

Marc Duzan
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