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    XV de France : le branle-bas de combat
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Compétitions

XV de France : le branle-bas de combat

Les Bleus s’attendent à une très rude opposition devant. Si l’absence de Sergio Parisse affaiblit l’Italie, la sélection transalpine n’en reste pas moins très accrocheuse. Alors, méfiance.

Le rugby commence devant. Ce France - Italie risque fort de ne pas déroger à cette maxime ancestrale. Les Bleus et tout particulièrement le paquet d’avants se sont préparés, psychologiquement et tactiquement, à une sacrée bataille de tranchées, samedi à Twickenham. « L’Italie est, en tant qu’équipe latine, très dure et pénible sur les zones d’affrontement. Elle récupère de nombreux ballons dans les rucks », analyse Pascal Papé. Les Tricolores ne s’apprêtent pas à être surpris. Ils se savent attendus au près, dans le corps à corps et dans le défi physique. « Nous connaissons presque par cœur cette équipe et ses qualités, poursuit Louis Picamoles. Chacun sait que ça va être rude sur les bases. À nous de répondre présent. Mais les matchs de préparation nous ont permis de démontrer de belles qualités à ce niveau. » En Italie, lors du Tournoi des 6 Nations, en mars dernier, les Bleus avaient obtenu au forceps une victoire 29 à 0. Un précédent rassurant ? Pas seulement. « Nous les avions dominés sur les fondamentaux, se remémore Eddy Ben Arous. Ils vont venir avec un sentiment de revanche sur ces domaines. Il faut s’attendre à un gros combat. » « Je me doute qu’ils n’ont pas oublié ce match, pressent Rabah Slimani. Ils ont dû être un peu piqués et auront à cœur de nous contrer pour nous faire payer cette victoire chez eux. » Les hommes de Jacques Brunel ne possèdent pas seulement du cœur à l’ouvrage. Leur science peut aussi perturber la marche tricolore : « Il faut s’en méfier en touche, prévient Bernard Le Roux. Ils sont performants dans ce secteur. »

Picamoles-Parisse, duel avorté

Si le jeu d’avants devrait être déterminant pour l’issue de la rencontre, l’absence désormais officielle de Sergio Parisse change inévitablement la donne. Les Bleus ont unanimement cherché à esquiver le sujet, tout au long de la semaine. À commencer par Louis Picamoles, son homologue français : « Ce n’est pas l’absence d’un joueur qui va faire changer notre façon de jouer », a coupé court le Toulousain. Le match dans le match attendu entre les deux troisième ligne centre n’aura pas lieu. En lieu et place du technique et aérien joueur du Stade français, Louis Picamoles se verra opposer à Samuela Vunisa, nouveau joueur des Saracens passé par les Zebre. Avec le Fidjien d’origine et ses 120 kilos, Jacques Brunel va perdre en qualité mais gagner en puissance. Dans tous les cas, les Tricolores se doivent d’imposer leur domination, au niveau de l’organisation comme du défi physique. Et ça commence plus que jamais devant.

Vincent Bissonnet
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