L’Angleterre passe en force

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    L’Angleterre passe en force
Publié le , mis à jour

L’Angleterre a finalement réussi son entrée en jeu en s’imposant face aux Fidji avec le bonus offensif. Mais techniquement, la copie des Anglais laisse à désirer...

Pour l’équipe hôte, la premier match de la Coupe du Monde n’est jamais facile à négocier. Allez poser la question aux Français qui avaient perdu d’emblée contre l’Argentine en 2007. Les Anglais, eux, ne sont pas tombés dans le piège, et on fini par décrocher un point de bonus offensif dans les arrêts de jeu contre des Fidjiens accrocheurs et efficaces en conquête. Mais que ce fut dur ! Si le sélectionneur Stuart Lancaster affichait un grand sourire au terme de la rencontre, c’est bien le masque de la crispation que le boss du XV de la Rose a porté tout au long de la rencontre. Et on le comprend...

La Rose chahutée

Probablement quelque peu dépassés par la pression inhérente à ce rendez-vous, les Anglais ont eu toute les peines du monde à entrer dans ce match. Systématiquement renvoyés dans leur camp par une défense fidjienne très agressive et bien organisée, les Anglais ne sont pas parvenus à dominer physiquement leurs adversaires. Pire, leur mêlée a dangeureusement tangué, au point de perdre trois ballons sur sa propre introduction. Le droitier Dan Coles avait beau contester les décisions de l’arbitre Jaco Peyper, le pilier de Leicester ne bernera personne : il a, par moment, été clairement dominé par son adversaire direct, l’Aixois Campese Ma’afu.

Une charnière grippée

Dans ces conditions, il était difficile pour que Ben Youngs et George Ford effectuent un bon match. A l’image de leur pack, les deux coéquipiers ont subi le pressing défensif des Fidjiens, et ont semblé avoir toutes les peines du monde à se trouver en début de partie. Cette friture sur la ligne s’est logiquement répercutée sur le reste de l’attaque anglaise, à commencer par le centre Brad Barritt, qui est sans doute le grand perdant de la soirée. Surveillé de près par les observateurs dès le début du match, celui-ci n’est pas parvenu à dissiper l’ombre de Sam Burgess qui plane sur lui. Maladroit en attaque et pénalisé à trois reprises dans le jeu au sol, le centre d’origine sud-africaine a souffert de la comparaison avec son adversaire direct, Gabi Lovobalavu.

Le banc anglais fait la différence

Il fallut attendre la cinquantième minute et l’entrée massive des remplaçants anglais pour que la Rose retrouve des couleurs. Dans le sillage des frères Vunipola, de Launchbury et du droitier Brookes, la pack anglais a retrouvé l’avancée. Derrière lui, le demi de mêlée remplaçant Wigglesworth a redonné un coup de fouet à l’anglaise. Et les Fidjiens, alors en surchauffe, ont accusée le coup...

Fidji : quelle conquête !

Le dernier grand enseigmenent de la soirée concerne les Fidji. L’on connaissait leur arme fatale, Nemani Nadolo. Sans surprise, le surpuissant ailier ou centre des Crusaders a signé une prestation remarquable. Ce que l’on savait moins, c’est que les Fidjiens avaient réalisé de si grands progrès dans le domaine de la conquête directe : précis en touche, dangereux en contre, les Fidjiens ont également brillé en mêlée fermée tout au long de la partie, avant de subir un coup de fatigue en fin de match. Surtout, les joueurs du néo-zélandais John McKee se sont montrés très performants dans le jeu au sol, poussant régulièrement les Anglais à la faute. Pourtant, avec des joueurs de la trempe de Marler, Parling, Robshaw et Wood, les joueurs de Lancaster étaient pourtant lourdement armés. Nul ne se sait qu’il aurait pu se passer à Twickenham si les Fidjiens avaient eu un ouvreur plus expérimenté ainsi qu’un banc plus dense.

Simon Valzer
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