Les clés de l’incroyable succès japonais

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    Les clés de l’incroyable succès japonais
Publié le , mis à jour

Ils ont été les plus forts sur le plan de l’organisation collective et n’ont pas voulu assurer le match nul.

Le Japon a donné une leçon de rugby offensif et de panache aux Sud-Africains et presque au reste du monde. L’essai de Goromaru fut le fruit d’une combinaison magnifique de ses trois-quarts et le dernier essai de Hesketh fut la conclusion d’une longue séquence près de la ligne adverse : un modèle de sang-froid et de précision. Le plus extraordinaire, c’est que les Nippons auraient pu assurer le coup en jouant le match nul et revenir à 32-32. Ils ont eu deux pénalités alors qu’ils étaient menés 32-29 mais les Sud-Africains étaient à quatorze (carton jaune pour Oosthuizen) et les hommes et Eddie Jones ont délibérément joué la carte de la gagne au risque de tout perdre. On retiendra que ces Japonais furent terribles sur le plan collectif, très organisés dans leur plan de circulation notamment. Ils ont souvent utilisé deux vagues d’attaques pour éviter la pression des Springboks plus physiques qu’eux. Quand ils choisissaient d’aller percuter, ils l’ont souvent fait à deux pour ne pas exposer au contact. On les a aussi vu très peu sanctionnés sur les regroupements. Ce succès est celui de la discipline et de l’organisation qui n’exclut pas la créativité. Cerise sur le gâteau, ils se sont même permis quelques « mauls fantômes » pour dérégler la lourde machine sud-africaine. Leur seul point faible : les un contre un. Dans les duels, ils ont parfois explosé face aux athlètes adverses à qui ils rendaient dix ou vingt kilos.

Jérôme Prévot
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