Les Bleus assurent sans rassurer

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    Les Bleus assurent sans rassurer
Publié le , mis à jour

Le XV de France s’est logiquement imposé face à l’Italie, 32 à 10, pour son premier match de Coupe du monde. Pourtant, les Bleus n’ont pas encore totalement rassuré leurs supporters.

LE MATCH

Les Bleus se voyaient proposer un match piège pour leur entrée dans la compétition. Ils sont parvenus à éviter le faux départ en prenant immédiatement les commandes des opérations. Dès la 11e minute, Thierry Dusautoir et ses partenaires avaient inscrit deux pénalités pour mener 6 à 0. Les Tricolores ont en permanence gardé l’ascendant au tableau d’affichage en dépit d’un sursaut italien. Profitant de leur supériorité en mêlée et de l’indiscipline transalpine, ils ont accentué l’écart pour le porter à douze unités à la mi-temps. A la 44e minute, l’essai de Rabah Slimani anéantissait définitivement les espoirs adverses. Giovanbattista Venditti sauvait l’honneur de la Squadra Azzurra mais la France, par l’intermédiaire de Nicolas Mas, gardait le dernier mot. S’ils ont manqué de maîtrise pour pouvoir prétendre au bonus offensif, les hommes de Philippe Saint-André ont assuré l’essentiel à Twickenham.

LE TOURNANT

Quelle tournure la rencontre aurait-elle emprunté si Noa Nakaitaci avait aplati son ballon à la 10e minute ? Après une longue séquence offensive des Bleus, l’ailier fidjien était servi par Louis Picamoles sur l’aile droite. Le Clermontois pensait alors inscrire le premier essai tricolore de cette Coupe du monde. En vain. Le visionnage des images sur le grand écran a obligé M. Joubert à revenir sur sa décision, Noa Nakaitaci ayant échappé la balle au moment de marquer. Le bonus offensif aurait-il dès lors été envisageable ? Les Bleus auraient-ils été plus libérés offensivement ? On ne le saura jamais...

L’ESSAI

Personne ne l’aurait parié. L’auteur du premier essai français dans la compétition se nomme Rabah Slimani. A la 44e minute de jeu, le pilier droit a bien suivi un malicieux jeu au pied de Frédéric Michalak au travers du rideau défensif italien. Auparavant, sur une relance depuis les vingt-deux mètres, Noa Nakaitaci avait faussé compagnie aux défenseurs transalpins pour servir judicieusement Guilhem Guirado, rattrapé in extremis sous les poteaux. Deux temps de jeu plus tard, Rabah Slimani débloquait le compteur tricolore.

LA STATISTIQUE

4. Le XV de France a en grande partie affirmé sa domination grâce à sa mêlée fermée. Au cours de la première période, le grand huit tricolore a ainsi obtenu trois pénalités et un bras-cassé sur introductions italiennes. Le pilier droit transalpin Martin Castrogiovanni, sifflé à deux reprises, n’a pas réussi à s’adapter à Eddy Ben Arous. Cet avantage récurrent a permis aux Bleus d’occuper le camp adverse et à Scott Spedding d’inscrire une pénalité de 51 mètres, à deux minutes de la mi-temps. En deuxième période, le XV de France obtiendra une quatrième pénalité dans ce secteur. La mêlée, assurément un des meilleurs atouts de la sélection tricolore en vue de la suite de ce Mondial.

Vincent Bissonnet
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