Michalak, aux bons souvenirs

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    Michalak, aux bons souvenirs
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L’ouvreur toulonnais, qui dispute sa troisième et dernière Coupe du monde, s’est avéré décisif dans le succès face à l’Italie. A la fois propre et instinctif.

C’était il y a une éternité, ou presque. Septembre 2003, à 21 ans à peine, Frédéric Michalak était propulsé chef d’orchestre et buteur des Bleus lors du Mondial australien. Compétition dont il avait été le meilleur réalisateur. Mais qu’il avait terminé par un cauchemar sous la pluie de Sydney en demi-finale contre l’Angleterre… Douze ans plus tard, le Toulousain de formation, en grande partie remplaçant lors de l’édition 2007 en France puis absent en Nouvelle-Zélande en 2011, est de nouveau à la baguette du XV de France. Ainsi que son maître artilleur numéro un. Ceci plus expérimenté et enthousiaste que jamais, derrière pourtant une saison ternie par les blessures et la concurrence accrue à Toulon. « Je suis revenu jouer en France pour disputer ce Mondial en Angleterre, confiait-il en début de semaine. J’ai espéré y être. Aujourd’hui, j’y suis. » Et il a signé son retour dans le plus beau des tournois par dix-neuf points offerts à son compteur personnel contre l’Italie. Un sept sur neuf dans ses tentatives de but, qui a permis aux Bleus de creuser l’écart au tableau d’affichage dans le premier acte alors que les Italiens se faisaient encore menaçants. Il confie après la rencontre : «xxx

« Le meilleur est encore à venir »

Mais si Michalak a su, avec le temps, se muer en un ouvreur plus gestionnaire, il demeure le joueur d’instinct qu’il a toujours été. Celui qui le rend inclassable. Et c’est à la suite de l’une de ses inspirations que les hommes de Philippe Saint-André ont réalisé le break définitif. À la 44e minute, au bout d’une action d’envergure française, le Toulonnais donnait un subtil coup de pied rasant derrière la défense transalpine dont profitait Rabah Slimani pour aller marquer le premier essai des siens sous les poteaux. Ou comment Michalak, par ailleurs très propre en défense et appliqué dans l’animation, a franchi avec succès la première marche de l’ultime grand défi de sa carrière. Laquelle peut s’avérer immense dans un mois et demi… « Ce serait mieux d’en parler quand j’arrêterai, avoue-t-il. J’espère que le meilleur est encore à venir. Je veux profiter de tous les petits moments. J’ai des souvenirs de mes deux Coupes du monde précédentes mais trop peu à mon goût. Là, je veux en garder jusqu’au bout de la compétition. »

Jérémy Fadat
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