Huget, la malédiction

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    Huget, la malédiction
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Foudroyé à la 55e minute de jeu par une blessure au genou droit, l’ailier toulousain Yoann Huget est la victime collatérale de cette victoire face à l’Italie. Et selon toute vraisemblance, son Mondial s’arrêterait là…

Il en rêvait de cette Coupe du Monde. Cela faisait quatre ans qu’il l’attendait. Quatre ans après son éviction du groupe France en 2011 en raison de trois défauts de localisation par l’Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD), le Toulousain tenait sa revanche. Toujours au rendez-vous avec le XV de France, régulier en club, l’ancien Bayonnais était devenu un cadre du groupe tricolore, un patron derrière. Son rêve n’aura duré que 55 minutes. Soit le temps qui s’est écoulé avant qu’il ne se blesse au genou droit, tout seul, sur un appui. La séquence est terrible, et en rappelle d’autres, toutes aussi dures comme celles vécues par le passé par Vincent Clerc, son coéquipier et ami. Alors que le XV de France accélérait à hauteur des quarante mètres, le ballon arrivait sur l’aile du Toulousain. Bénéficiant d’un temps d’avance sur McLean, l’arrière qui se trouvait en face, Huget n’aurait eu aucun mal à négocier son duel. Il avait déjà même tout prévu : feinte de corps extérieur puis retour intérieur vers un intervalle non fermé par le partenaire situé à la droite de McLean. Un jeu d’enfant. Sauf que…

Andreu ? Grosso ? ou Médard ?

Sur son appui jambe droite, son genou a lâché. Dans un réflexe de survie et pour ne surtout pas reposer le pied droit au sol, Huget a bondi, et fait un cloche-pied avec sa jambe gauche. Il a hurlé, aussi. Et la douleur fut si vive qu’il en perdit le contrôle du ballon. Quelques instants plus tard, le Toulousain gisait sur le banc de l’équipe de France, en pleurs. Son rêve était brisé. Selon les premiers échos venant du vestiaire tricolore, ses ligaments du genou pourraient l’être aussi et les propos tenus par le sélectionneur n’invitaient pas à l’optimisme : « Les nouvelles ne sont pas très rassurantes. Dès demain matin, il va passer une IRM et nous prendrons une décision très rapidement. » L’IRM effectuée demain dira lesquels, et à quel stade. Mais à voir le Toulousain se tordre ainsi de douleur et la configuration de la situation, on jurerait que le Mondial de l’ailier est terminé. Logiquement, c’est Sofiane Guitoune qui devrait prendre le relais. Le Girondin, dernier ailier spécialiste au poste, aura ainsi une occasion de se racheter, après des prestations décevantes lors des matchs amicaux. Le staff appellera-t-il un autre ailier à rejoindre le groupe ? Possible. Mais qui ? Trois noms semblent se détacher : le Racingman Marc Andreu, le Castrais Rémi Grosso et le Toulousain Maxime Médard. Les trois hommes enchaînent les performances en club, et on les sait suivis de près par l’encadrement du XV de France. Affaire à suivre, donc…

Simon Valzer
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