Spedding, comme à la maison

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    Spedding, comme à la maison
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Comme en mars ou en août, Scott Spedding s’est illustré sur la pelouse de Twickenham. L’arrière du XV de France, désormais installé au poste, a réussi son entrée dans la Coupe du monde.

Pour la troisième fois de sa carrière, Scott Spedding évoluait à Twickenham. Et pour la troisième fois, il a convaincu. « Oui, je me suis senti bien lors de ces trois rencontres, avoue-t-il. Mais le simple fait d’évoluer dans ce stade ne peut que motiver… La première fois, c’était juste énorme de dire que j’allais évoluer à Twickenham. » C’était en mars dernier, en clôture du Tournoi des 6 Nations. Et l’arrière d’origine sud-africaine avait alors réalisé sa meilleure prestation sous le maillot des Bleus. Reproduite cinq mois plus tard pour le premier match de préparation à la Coupe du monde, qui lui a permis de gagner sa place de titulaire pour la compétition. Samedi soir, il a une nouvelle fois assuré : tranchant dans ses relances et rassurant dans son jeu au pied. Un grand moment pour lui. « C’était devant ma famille qui était dans les tribunes, souffle Spedding. L’ambiance était énorme. Quand on est arrivé avant le match, le public chantait déjà. Et puis cette Marseillaise incroyable dans un tel stade… J’en avais des frissons. Je n’avais jamais joué dans une telle atmosphère. »

« La manière n’est pas encore là »

Surtout, bien au-delà de son cas personnel, Spedding était surtout soulagé d’avoir entamé la compétition par un succès. « Cela faisait plus de deux mois qu’on attendait ce match et le gagner en mettant trente points, ce n’est pas rien. Notre Coupe du monde est lancée. Tout n’est pas parfait mais on prend. » Car il sait que la France doit encore élever son niveau de jeu : « La manière n’est pas encore là, le jeu n’est pas bien huilé. Mais un premier match est toujours délicat. » Ce qui a eu pour effet de le sevrer parfois de ballons, comme certains de ses partenaires, alors qu’il semblait en grande forme. « C’est un peu frustrant, reconnaît-il. Nous n’avons pas touché beaucoup de ballons. Mais sur le peu que j’ai eu, j’ai essayé de tenter des choses. » Avec succès. Même s’il va plus loin : « Physiquement, nous sommes vraiment très bien. J’espère qu’on va avoir l’occasion de réaliser encore plus de choses bientôt. »

Lui pourrait patienter avant de s’illustrer de nouveau. Titulaire lors des trois matchs de préparation puis samedi soir, il a des chances d’être ménagé mercredi face à la Roumanie pour laisser place à Brice Dulin. Il s’y attend : « Si je ne suis pas sur le terrain, je ferai le maximum pour aider Brice, affirme Spedding. Comme lui le fait envers moi. Nous avons une excellente relation tous les deux. » Mais c’est bien l’ex-Bayonnais qui est devenu le numéro un dans la hiérarchie. Lequel ne retrouvera son jardin de Twickenham que si la France est au rendez-vous des demi-finales. Lui veut y croire : « J’espère qu’on va continuer jusque-là. »

Jérémy Fadat
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