Cheika : « Repliés sur nous-mêmes »

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    Cheika : « Repliés sur nous-mêmes »
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Pensionnaires de la « poule de la mort » avec l’Angleterre et le Pays de Galles, les Australiens effectueront leur entrée en lice face aux Fidjiens, mercredi à Cardiff. L’occasion pour leur sélectionneur Michael Cheika de dresser un bilan de l’actuelle situation des Wallabies.

En tant qu’adversaire régulier de l’Afrique du Sud, qu’avez-vous retenu de leur défaite face au Japon ?

Je crois que c’est un parfait exemple des valeurs à adopter. En rugby, il faut toujours être prêt à faire face, parce que c’est un sport de contact. Il faut faire preuve d’humilité pour l’emporter. Dans n’importe quel match, on peut tout à fait remporter une mêlée et se faire enfoncer sur la suivante.

Comme l’ont été les Anglais face aux Fidjiens...

C’est exactement cela. Je suis allé voir leur match contre l’Angleterre à Twickenham. Avoir une vue d’ensemble de tout le terrain permet de se faire une meilleure idée. La télé déforme parfois les choses, notamment avec les différents angles vidéo. Être là m’a permis de reconfirmer ce qu’on avait déjà repéré dans un autre contexte, plus réel, avec la véritable atmosphère d’un match.

Vous avez démarré votre mission voilà moins d’un an, une différence fondamentale par rapport à tous les autres staffs du monde...

Il est sûr que nous n’avons pas eu autant de temps que d’autres staffs qui sont en place depuis quatre ans et qui connaissent maintenant leur équipe par cœur. On manque aussi un peu d’expérience au niveau international. On a donc un peu de retard par rapport à nos concurrents. Mais on fait du bon travail ensemble et on essaye de proposer des bons programmes d’entraînement à nos joueurs pour qu’eux aussi prennent du plaisir. Vous savez, plusieurs entraîneurs et joueurs australiens qui ont déjà connu une Coupe du Monde m’ont tous conseillé de faire les choses simplement et de prendre les matches les uns après les autres. Je fais encore mieux et je prends les jours les uns après les autres. On essaie de retirer quelque chose de chacun d’entre eux.

Ce contexte change-t-il l’approche de cette échéance mondiale par les Wallabies ?

On est dans un cycle un peu particulier, un peu repliés sur nous-mêmes. Peut-être que ce serait différent si j’étais là depuis trois ou quatre ans. On peaufine les détails afin que tout fonctionne sous la pression du moment. Pour ça, il faut de la constance dans les matches et on s’en approche lentement. Pendant le Rugby Championship, on a su faire preuve d’un peu de constance. On va chercher à faire encore mieux.

Comment sentez-vous votre équipe, avant son entrée en lice ?

Les entraînements ont augmenté en intensité, mais les intentions sont bonnes, tout le monde est au service de l’équipe. J’en suis très satisfait. Les garçons vivent bien ensemble. Ils s’encouragent, ils se donnent des conseils pour pouvoir réaliser la meilleure performance possible. Ils sont prêts à jouer, le but est uniquement de les faire jouer encore mieux.

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