• Tales répond (encore) présent
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Coupe du Monde

Tales répond (encore) présent

Dans une partie triste, étriquée et hachée, l’ouvreur tricolore a tenu son rang face à la Roumanie avec une prestation propre et assez fluide. Saint-André n’a pas manqué de le souligner lors de son debriefing, comme un hommage à celui qui est appelé à rester dans l’ombre de Michalak.

Rémi Tales n’oubliera pas de sitôt sa vingt et unième sélection. Elle a fait office de baptême en Coupe du monde. Un sommet pour ce joueur parti de si loin dans sa carrière, finalement reconnu sur le tard. Dans son déroulement et son contenu, cette rencontre ne restera pourtant pas mémorable.

Face à la Roumanie, les Bleus ont en effet vu leurs plans contrariés. Et leurs ambitions se sont vite retrouvées à la baisse. «J’aurais aimé «envoyer» plus de jeu, regrette ainsi l’ouvreur. C’est vrai que ça n’a pas été simple, mais tant que tu es sur le terrain, c’est le plaisir qui domine.»

Le terrain comme une libération et une véritable raison d’être : le champion de France 2013 n’avait plus commencé une rencontre depuis mai. Son impatience s’en trouvait dès lors décuplée. Ses craintes aussi, même si elles se sont vite estompées. «Ça a été physiquement, il n’y avait pas non plus un rythme de fou.»

La mission confiée à l’ancien Castrais et néo Racingman ne s’avérait pas si simple, même face à un adversaire nettement à la portée du XV de France. «Il y a eu beaucoup de changements dans l’équipe et peu de temps pour se préparer. Il avait donc pas mal d’appréhension avant le match. L’équipe a essayé de trouver un maximum de repères en deux entraînements et nous avons beaucoup communiqué hors du terrain.» Pour un résultat comptable positif mais un rendu largement frustrant. « Nos problèmes dans les rucks sont indépendants du projet et du système de jeu », défend alors Tales.

Saint-André : «Sur la charnière, il n’y a rien à redire »

Dans son analyse de la rencontre, Philippe Saint-André a tenu à souligner la qualité de la prestation de ses meneurs de jeu, derrière un paquet d’avants mis en difficulté : «Ils ont été propres et ont distribué le jeu. Sur la charnière, il n’y a rien à redire. Ils ont respecté la stratégie et joué quand ils ont eu des ballons. » Sous le maillot bleu, le Montois d’origine n’a jamais déçu l’encadrement. Avec un jeu de passe propre, une animation dans le bon tempo et son long jeu au pied, il a encore répondu aux attentes face à la Roumanie. De quoi rassurer le staff qui sait pouvoir compter sur lui dans ce rôle de doublure.

Si Frédéric Michalak, de par son expérience et ses qualités de buteur, paraît aujourd’hui intouchable, Rémi Tales a rempli sa fonction et s’affirme en effet comme une option stratégique différente et, finalement une doublure tout à fait crédible pour les rencontres décisives. Un statut qui est une source de motivation : « On n’est pas là juste pour être des remplaçants et se contenter de cinq minutes. Même si je respecte la hiérarchie, il y a l’envie de titiller les titulaires. »

Partenaire de chambre et guide de Rémy Grosso au quotidien, Rémi Tales ne sera peut-être plus aligné dans le XV de départ d’ici la fin de la Coupe du monde. Il n’en restera pas moins un acteur majeur, en cas de rentrée dans les fins de match.

Vincent Bissonnet
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