Ça va saigner !

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    Ça va saigner !
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Les choses sérieuses commencent. Ce soir, à Twickenham, Anglais et Gallois jouent leur survie dans ce Mondial. Let’s fight !

L’Angleterre retient son souffle. Les organisateurs du Mondial aussi, d’ailleurs. Ce soir, les hommes de Stuart Lancaster - hôtes de la compétition - joueront en effet leur survie dans le groupe de la mort, où ils cohabitent avec Wallabies et Diables Rouges. Sont-ils favoris face aux Gallois ? Oui. D’abord parce qu’ils jouent dans leur jardin de Twickenham, devant 80 000 personnes acquises à leur cause. Ensuite parce que les Gallois présenteront dans la banlieue sud de Londres une équipe décimée par les blessures et dans laquelle Jonathan Davies, Leigh Halfpenny ou Rhys Webb ne figureront pas. Le dos au mur, accablé par la pression entourant ce match, Stuart Lancaster a tranché la tête à son habituel demi d’ouverture George Ford, décevant lors de ses trois dernières sorties. Remplacé par Owen Farrell, Ford s’est dit « dévasté » par la nouvelle. Au milieu du terrain, le sélectionneur anglais pleurera aussi l’absence de son meilleur attaquant, le trois-quarts centre de Bath Jonathan Joseph. De quoi inquiéter, n’est-ce pas ? Dans les colonnes du Guardian, l’ancien patron des All Blacks Graham Henry analysait : « Je n’ai pas senti les Anglais très sereins lors du match d’ouverture contre les Fidji. Leur alignement et leur défense sont intéressants, mais ils manquent de créativité dans leur jeu offensif. C’est comme s’ils récitaient un plan de jeu, sans jamais oser s’en affranchir. » Trop scolaires, les Anglais ? On le jurerait. Et qu’on le veuille ou non, leur jeunesse incarne aujourd’hui leur plus grande force comme leur plus grande faiblesse…

Scott qui ?

À Twickenham, tous les regards convergeront ce soir vers Sam Burgess (1,96 m et 114 kg), l’ancienne star du XIII. Titularisé au centre aux côtés de la faucheuse Brad Barritt, le Million Dollar Baby de Bath aura pour mission de verrouiller Jamie Roberts, le colosse d’en face (1,93m et 112 kg). À propos de Burgess, beaucoup d’encre a coulé cette semaine. Scott Williams, le pendant de Roberts au pays de Galles, a ainsi déclaré qu’il pensait le milieu de terrain anglais plus fort lorsque Joseph et Barritt étaient titularisés. Ce à quoi répondit Burgess jeudi, dans un clin d’œil lourd de sens : « Scott qui, vous dites ? » Qu’on le veuille ou non, ce match entre voisins sent donc la poudre et, sur les coups de 21 heures, c’est tout le Royaume Uni qui s’arrêtera de respirer. Les choses sérieuses commencent, on dirait…

Marc Duzan
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