Biggar met le paquet

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    Biggar met le paquet
Publié le , mis à jour

Admirable dans la conduite du jeu et de ses troupes grâce à une incroyable rage de vaincre, l’ouvreur des Ospreys Dan Biggar, auteur de 23 points, a été le grand artisan de la victoire galloise à Twickenham.

Samedi soir, le pays de Galles a trouvé beaucoup plus que la victoire sur le pelouse de Twickenham. Le pays de Galles a trouvé son ouvreur, son maître à jouer, ainsi qu’un nouveau leader en la personne de Dan Biggar, l’ouvreur des Ospreys. C’est d’ailleurs tout sauf anecdotique. Au beau milieu du XV majeur façonné par Warren Gatland, subsistait une zone d’ombre sur le poste d’ouvreur. Alors que toutes les lignes étaient clairement définies, le numéro 10 n’avait pas encore de numéro un : Biggar ou Priestland ? Priestland ou Biggar. Gatland a longtemps hésité. La preuve en est que si Priestland n’a commencé sa carrière internationale trois ans plus tard que Biggar (2011 contre 2008), il ne compte que quatre titularisations de moins que son homologue : 25 contre 29, pour respectivement 37 et 36 sélections. Difficile de faire un choix, tant chacun avait du mal à cacher son point faible : la défense pour Priestland, et l’animation offensive pour Biggar. Sans oublier une certaine irrégularité sur les coups de pied arrêtés de ce dernier. Mais samedi soir, Biggar a mis tout le monde d’accord. Et à la différence de son homonyme français, l’ouvreur n’a fait rien personne.

Leader de combat

Le public de Twickenham a même trouvé sa blague de mauvais goût. Un goût amer, comme celui de la défaite. Ladite « blague » prit la forme d’un véritable festival de huit coups de pied arrêtés, sept pénalités et une transformation tapés des quatre coins du camp anglais. Tous, sans exception, ont envoyé le ballon entre les perches du XV de la Rose, le tout sous les yeux sidérés du Prince Harry, jusqu’à celui tapé à seulement six minutes du coup de sifflet final et qui donna aux Gallois l’avantage au score. Mais réduire sa performance à son simple rôle de buteur serait injuste. Sur la pelouse de Twickenham, on découvrit un Biggar différent de celui que l’on connaissait jusqu’alors. Un ouvreur extraverti, aboyant à l’envie sur ses avants, motivant sans cesse sa ligne de trois-quarts, et se livrant sans retenue pour aller capter des ballons hauts dans le ciel anglais. Un Biggar que le peuple gallois veut, sans le moindre doute, revoir au plus vite.

Simon Valzer
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