La patte Chouly

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Publié le , mis à jour

Cadre du système Saint-André, le troisième ligne et capitaine de touche du XV de France, Damien Chouly, a été décalé au poste de flanker depuis le retour en forme de Louis Picamoles. Même s’il devrait retrouver le numéro huit contre le Canada. Sensations.

Par Jérémy Fadat, envoyé spécial

Il est un des hommes de base du pack de Yannick Bru depuis trois ans. Un des premiers noms que couche ainsi le staff sur la feuille de match. Et, même avec le retour en forme de Louis Picamoles devenu indispensable au centre de la troisième ligne française, Damien Chouly est toujours présent dans le XV de départ des Bleus. Jusqu’à pousser le « bon élève » Bernard Leroux sur le banc ou en deuxième ligne. Et pour faire place au Clermontois, une seule solution : le décaler, lui le numéro huit de formation et de conviction, au poste de flanker, comme ce fut le cas durant les matchs de préparation puis pour l’ouverture du Mondial face à l’Italie. « Je m’y sens à l’aise, avoue Chouly. J’ai l’habitude aussi de jouer troisième ligne aile à Clermont et je reconnais y prendre du plaisir. En fait, je n’ai même pas de préférence, sinon d’être sur le terrain. » Et la complémentarité trouvée entre le Toulousain et le Clermontois offre à l’équipe de France un dosage subtil entre puissance et force aérienne.

« Je suis un peu plus vigilant »

Car si Chouly s’est rendu indispensable, c’est d’abord parce qu’il est le maître en haute altitude et le patron de la touche. Rôle qu’il assume : « Nous sommes plusieurs à pouvoir annoncer dans l’alignement mais ça oblige à une responsabilité supplémentaire, que je m’impose. Mon objectif est de faire en sorte que tout le monde sache ce qu’il doit faire quand je suis amené à annoncer. » Et il avance que son capitanat en club, depuis un an, l’aide dans sa mission : « Oui, je suis un peu plus vigilant et fais attention aux autres. J’essaie de communiquer davantage et j’ai une approche plus globale, dans le sens où je fais attention à ce que chacun soit bien concerné. » Pour cela, l’ancien Perpignanais effectue un gros travail personnel en amont et en marge des entraînements collectifs. « Nous avons des ordinateurs à disposition avec les lancements adverses, séquencés par thèmes, explique-t-il. On y passe du temps. » Ceci avec succès puisque le secteur est à mettre au plan des réussites depuis l’entame de la préparation. Hormis contre la Roumanie… Quand Chouly n’était pas sur le terrain. Ménagé et seulement apparu dans le second acte, contrairement à Picamoles.

Cette fois, c’est toutefois Louis Picamoles qui devrait être mis au repos contre le Canada jeudi soir. Ou du moins placé sur le banc après avoir débuté les cinq derniers matchs du XV de France. Repositionnant de facto Chouly au centre de la troisième ligne. Il s’y attend : « Oui, si ça doit arriver, je l’anticipe car ce n’est pas le même poste. C’est différent au niveau de la stratégie, du placement et du replacement. » Et pas de risques de dispersion avec ces changements intempestifs ? Il se marre : « Non, je me prépare toute la semaine, donc quand le match commence, je suis en mode numéro sept ou en mode numéro huit. » ​

Jérémy Fadat
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