Cotter les transcende

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    Cotter les transcende
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Samedi, à Newcastle, les Écossais affrontent les Springboks dans l’espoir de décrocher un billet pour les quarts de finale. Et pourquoi pas, après tout ?

Par Marc DUZAN, envoyé spécial

Après avoir disputé deux matchs dans ce Mondial, les Écossais cavalent en tête de la Poule B. Deux victoires bonifiées obtenues face au Japon (45 à 10) et aux États-Unis (39 à 16) permettent même aux Britanniques d’entrevoir aujourd’hui les portes des quarts de finale de la compétition. Franchement, qui l’eut cru ? Qui aurait pensé une seule seconde que cette équipe au bord du précipice voici deux ans serait le plus grand rival des Springboks dans ce groupe ? Vous nous rétorquerez probablement que les Écossais n’ont pas encore affronté les deux nations (Afrique du Sud et Samoa) les mieux armées de leur groupe. Il n’empêche. Depuis que Vern Cotter a pris en mains le XV du Chardon, celui-ci est comme métamorphosé. Avant d’affronter les États-Unis, le capitaine Greig Laidlaw expliquait : « Vern a parfaitement cerné le problème de notre sélection. Il savait qu’il pouvait compter sur de très bons joueurs. Mais il avait également conscience que notre dimension physique laissait à désirer pour espérer survivre dans cette Coupe du monde. » Depuis deux ans, en collaboration étroite avec les deux provinces professionnelles du pays (Édimbourg et Glasgow), l’ancien coach de l’ASMCA a donc fait suer sang et eaux les coéquipiers de Stuart Hogg, le meilleur relanceur du monde. La semaine dernière, Fabien Galthié nous confiait : « Les Écossais tentent d’épuiser les défenses adverses en enchaînant des séquences pouvant parfois approcher seize temps de jeu. Mais il leur faut, à un moment donné, briser le rideau adverse. Et s’ils y parviennent aujourd’hui, c’est aussi parce que Cotter leur a fait gagner en densité physique.»

Du vice et du combat !

La semaine dernière, Vern Cotter a également envoyé un message clair à ses hommes. En écartant Richie Gray du XV de départ écossais pour privilégier le laborieux Grant Gilchrist (celui-ci s’est blessé face aux États-Unis et a dû quitter l’Angleterre), il a fait comprendre à ses joueurs que le combat, le vice et l’agressivité primeraient toujours sur la technique individuelle et le déplacement. En récupérant l’ancien capitaine des Lions de Johannesburg Josh Strauss (le Sud-Africain est devenu éligible début septembre, sans avoir disputé le moindre match de préparation), le coach néo-zélandais s’est enfin armé d’un joueur intelligent, très bon en touche et capable de faire le lien entre son paquet d’avants et une ligne de trois-quarts redevenue redoutable. Samedi après-midi, à Newcastle, les Écossais affronteront les Springboks afin d’arracher un ticket pour les quarts de finale de la compétition. En sont-ils capables ? On jurerait que oui… ​

Marc Duzan
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