Grosso, du rêve à la réalité

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    Grosso, du rêve à la réalité
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L’ailier va connaître sa première cape face au Canada, ce jeudi, à Milton Keynes. Le Castrais aborde ce rendez-vous sans complexe et avec une envie débordante.

Cette semaine, Rémy Grosso aurait dû reprendre l’entraînement avec le Castres olympique. À la place, l’ailier va disputer sa première rencontre internationale, en Coupe du monde, ce jeudi, face au Canada. « C’est merveilleux, je suis sur un nuage, hallucine encore le Tarnais. Ça représente énormément d’émotions. C’est un rêve de gosse. » Le temps de l’émerveillement est passé. Place aux choses sérieuses. « Il y a des objectifs précis à atteindre, rappelle l’intéressé. Je veux jouer ma carte à fond dans l’intérêt de l’équipe. »

À cet effet, le Castrais s’est attaché à soigner son intégration au collectif tricolore : « Depuis le début, j’ouvre grand les yeux et les oreilles à chaque séance pour ne pas en perdre une miette et trouver le plus d’automatismes. » L’encadrement et ses partenaires l’ont accompagné dans ce processus délicat : « J’ai eu un entretien avec Patrice Lagisquet qui m’a aiguillé. Il a répondu à mes questions et nous avons beaucoup échangé. Ça a été express mais ça s’est bien passé. J’ai pris conscience du projet de jeu. Quand Philippe Saint-André est venu me voir pour me dire que j’allais attaquer, il m’a donné des objectifs simples. Rémi Talès m’a aussi beaucoup aidé dans mon intégration, sur les lancements, sur le plan de jeu… Aborder ce match à ses côtés est positif. »

« Ne pas rester inactif et avancer »

Rémy Grosso appréhende ce rendez-vous capital avec un minimum de vécu et un maximum d’envie : « J’essaye de ne pas trop me poser de questions pour ne pas me prendre la tête et me mélanger. Si je me pose trop de questions, ça pourrait me jouer des tours. Je veux prendre les choses en mains et ne pas subir l’événement. » Être tel qu’en lui-même en somme : un joueur déterminé, disponible et audacieux. « Il me faudra avoir un minimum de déchets et faire ce que l’on attend de moi, c’est-à-dire apporter une plus-value à l’équipe. Que ce soit avec le CO ou le XV de France, mon but est de peser un maximum dans le jeu, avec ou sans ballon, en ne restant pas inactif sur l’aile et en avançant. Je le fais en club, je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas le cas. Il ne faudra pas être timide. En tant qu’ailiers, nous sommes des jokers. »

Philippe Saint-André espère beaucoup de la part de son nouvel arrivant : « J’attends de Rémy qu’il avance, qu’il fasse des passes, qu’il marque des essais. C’est un joueur de grande qualité. » Et un potentiel remplaçant à Yoann Huget ? « Je n’y pense pas, coupe le puissant ailier gauche. Je ne me focalise que sur le premier match et le court terme. Je n’ai pas la prétention de bousculer la hiérarchie et j’ai d’ailleurs tendance à ne pas mélanger les objectifs. Je vais juste donner le maximum. Après, si je suis efficace, on verra… » À partir de Milton Keynes, sa belle aventure pourrait devenir grandiose. Vincent Bissonnet

Vincent Bissonnet
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