Bienvenue à Milton Keynes !

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Les Bleus ont quitté Londres pour rejoindre Milton Keynes, un bien curieux morceau d’Angleterre…

Ce matin, aux abords de 10 heures, le bus des Tricolores a quitté Croydon, au sud de Londres, pour rejoindre Milton Keynes, où le XV de France a rendez-vous avec le Canada demain soir à 21 heures. Ville champignon sortie de terre en 1967, « MK » n’a pas très bonne réputation au Royaume Uni. Que ne nous a-t-on pas dit à propos de Milton Keynes, depuis le début du Mondial ? « Sans charme » pour les plus optimistes, elle était « triste et loin de tout » pour d’autres. Au sujet de la cité, située à soixante-dix kilomètres de la mégalopole londonienne, il n’y eut pourtant pas que des critiques. Un matin, alors que les envoyés spéciaux du Midi Olympique se rendaient à l’entraînement des Tricolores, l’un des jeunes cerbères du Trinity School de Croydon nous confiait ainsi : « Il ne faut surtout pas s’arrêter aux préjugés que distillent les Londoniens à propos de cette ville où ils ne sont jamais allés. Milton Keynes est certes moderne et moins belle que Paris ou Rome. Mais elle vit, elle vibre. C’est en effet l’endroit où les bobos londoniens font leurs enterrements de vie de garçon ou de jeune fille… Le week-end, Milton Keynes dort peu. »

Dusautoir veut préparer l’Irlande

Les Bleus sont à des lieux de ces considérations-là. Concentré sur son objectif, d’ores et déjà tourné vers le match contre le Canada, le capitaine Thierry Dusautoir analyse : « Ce n’est pas une deuxième partie de Coupe du monde. Ce n’est pas ainsi que nous abordons cette troisième rencontre. Nous sommes encore dans la construction de notre compétition et ne sommes en rien qualifiés. Ce match est très important avant d’affronter les Irlandais, à Cardiff. Changer de lieu de résidence est à mon sens anecdotique. » Ceux qui espéraient croiser Dusautoir dans l’une des nombreuses sauteries jonchant les rues de « MK la festive » devront se rendre à l’évidence : le flanker toulousain s’en tiendra vraisemblablement à l’écart…

Car place au jeu, n’est-ce pas ? « Nous avons eu deux matchs difficiles à gérer parce qu’ils étaient séparés de seulement quatre jours, analyse l’entraîneur des avants tricolores Yannick Bru. Nous avons donc l’intention de mieux faire que lors de nos deux précédentes sorties. Il faut par exemple gommer les problèmes que nous avons connus dans les rucks et le jeu au sol. » Dans la grande banlieue londonienne, le XV de France a donc sorti son XV type pour préparer de la meilleure des manières le choc de la Poule D, le 11 octobre face à l’Irlande. ​Par Marc DUZAN, envoyé spécial

Marc Duzan
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