Les London Welsh rois du yoyo

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    Les London Welsh rois du yoyo
Publié le , mis à jour

Ils sont revenus des profondeurs des championnats amateurs anglais jusqu’au professionnalisme. Ils ont passé deux saisons difficiles dans l’Elite mais ils ont toujours la foi.

Le club fut fondé en 1885, soit quelques années après les London Scottish. Il a bénéficié de la richesse du rugby gallois, le plus fort des pays celtes. Jusqu’aux années 80, il fut l’un des clubs les plus prestigieux des îles britanniques, on se souvient même de certains matchs des années 60 auxquels assistaient Liz Taylor et Richard Burton. En 1971, il y avait sept London Welsh dans l’équipe des Lions en tournée en Nouvelle-Zélande, dont le capitaine John Dawes ou le célèbre arrière JPR Williams, alors étudiant en médecine. En 1985 encore, les London Welsh jouaient la finale de la Coupe d’Angleterre contre Bath. Mais les London Welsh ont loupé le train du championnat d’élite anglais. Leur organisation était incompatible avec les nouvelles exigences du haut niveau. Ils tombèrent donc très bas dans la hiérarchie du rugby anglais. Puis, dans les années 2000, quelques investisseurs et soutien comme Clive Griffiths, Adrian Davies and Martin Jones reprirent le club en main pour lui faire remonter un à un les échelons jusqu’en deuxième division. En 2008, il fut décidé de passer au professionnalisme à cent pour cent.

Retour au Old Deer Park

Mais en 2009, le club fut placé sous contrôle judiciaire, il fut même un temps victime d’un homme d’affaires fantaisiste et trompeur, Neil Hollinshead qui sera lourdement condamné plus tard. Le club réussit à se refaire financièrement grâce au soutien d’hommes d’affaires comme Bleddyn Phillips ou Kelvin Byron. En 2010, les London Welsh disputent les demi-finales de la D2 face à Bristol et en 2012, entraînés par Lyn Jones, ils reviennent dans l’élite en battant les Cornish Pirates en finale de deuxième division. Pour respecter les critères du Premiership, ils déménagent à Oxford pour occuper le Kassam Stadium. Mais le club ne passe qu’un an en Premiership. Même si ses résultats ne sont pas catastrophiques (cinq victoires), il écope d’une sanction de cinq points de pénalité pour avoir fait jouer un joueur non qualifié. Ce coup du sort le ramène à la dernière place et le condamne retrouver la deuxième division un an après l’avoir quittée. Kelvin Byron prend alors du recul (il reviendra quand même plus tard près de son club de cœur). Cependant, en 2014 sous l’autorité de Justin Burnell le club est à nouveau promu en Aviva Premiership aux dépens de Bristol. Malgré l’arrivée du All Black aux 71 sélections Piri Weepeu et d’Olly Barkley, ex-international anglais, cette nouvelle saison dans l’élite tourne au désastre. Le club ne parvient à gagner aucun match que ce soit en championnat, en coupe ou en Coupe d’Europe. Le club est donc à nouveau relégué après un changement d’entraîneur qui n’a pas changé grand-chose (Rowland Phillips prenant la place de Burnell). Il quitte alors Oxford et le Kassam Stadium pour revenir dans son stade de toujours le Old Deer Park, non loin de Twickenham. Une enceinte charmante mais très champêtre. Mais cette saison, les « LW » ont retrouvé le goût de la victoire, ils sont troisièmes en pro D2 et peuvent rêver d’un retour toujours sous l’autorité de Rowland Phillips. On trouve même quelques joueurs connus chez eux comme le Samoan Dan Leo ou l’Anglais Guy Armitage, frère des deux Toulonnais. Quant à un éventuel transfert en Ligue celte, l’actionnaire Bleddyn Phillips a reconnu « qu’il s’agissait d’une bonne idée. Une piste à suivre qui conviendrait aux deux parties ».

Jérôme Prévot
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