Hooper – Pocock, le cauchemar anglais

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    Hooper – Pocock, le cauchemar anglais
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À eux deux ils ont récupéré pratiquement autant de ballons que toute la défense anglaise. Avec un turnover pour Michael Hooper et trois pour David Pocock, le duo de la troisième ligne en est même arrivé à écœurer le manager anglais Stuart Lancaster : « Ils ont été extraordinaires, notamment Pocock, chaque fois que nous maltraitions leur ligne il y a eu un turnover dans lequel il était impliqué. »

Des qualités comparables

David Pocock, outre le plaquage, excelle dans la récupération du ballon. À 27 ans il est considéré par certains comme le meilleur gratteur de ballons au monde. Michael Hooper, 23 ans, est lui reconnu pour sa mobilité et son explosivité sur dix mètres. Deux profils assez similaires au centre de gravité assez bas pour leur poste. (1m82 et 1m84) Tellement similaire que les Brumbies avaient choisi Pocock en 2013 pour combler le départ d’Hooper vers les Waratahs. En sélection cette ressemblance va longtemps les empêcher d’évoluer ensemble. Samedi soir, contre l’Angleterre ils n’étaient alignés sur le même terrain que pour la troisième fois. Hooper concédait même qu’avant qu’ils jouent ensemble « Beaucoup pensaient que nous étions les deux mêmes joueurs avant d’ajouter Quand nous nous sommes retrouvé sur le même terrain, il s’agissait plus de voir ce que l’autre allait faire et de quelle manière nous pouvions être bénéfiques l’un pour l’autre. » Titulariser ces deux joueurs constituaient une véritable prise de risque de la part de Cheika, une formule déjà testée lors du dernier four nations. Une manière en tout cas de contrer la puissance de leurs vis à vis Robshaw et Morgan une vingtaine de kilos et de centimètres en plus. Au-delà des statistiques, l’activité d’Hooper et Pocock a impressionné. Présent en défense mais aussi en attaque, souvent intercalés dans la ligne arrière pour apporter tour à tour de la puissance à l’impact et une présence au déblayage. L’action du carton jaune de Farrell est un bon révélateur du problème posé par les deux hommes à la défense anglaise. Pocock écarte un ballon à Foley qui trouve Hooper lancé dans l’intervalle. Le décalage est fait, Farrell plaque sans ballon le leurre Giteau et Burgess, surprit plaque haut Hooper. L’Australie récupère une pénalité, Farrell sort et Foley met définitivement les siens à l’abri d’un retour.

L’ombre de Steffon Armitage

Dans l’effectif des trente et un Anglais il n’y a pas de joueur aux qualités similaires à celle d’Hooper ou Pocock. En revanche il existe bien un joueur mobile, au centre de gravité bas, capable de turnovers dans les moments où la défense est acculée. Il s’agit du Toulonnais Steffon Armitage, meilleur joueur européen en 2014, et exclut de la sélection pour exercer ses talents hors du Royaume. Après la blessure de Mako Vunipola, Lancaster a préféré faire appel au vétéran Nick Easter, 37 ans, engagé comme consultant pour une télévision britannique jusque-là… Surréaliste lorsque l’on dispose d’un joueur comme Armitage ? c’est en tout cas l’avis de la presse anglaise qui se dit au lendemain de l’élimination des siens que l’issue aurait pu être bien différente avec le Toulonnais dans ses rangs. P-O.C

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