L’eccellenza fait crise mine

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    L’eccellenza fait crise mine
Publié le , mis à jour

Malgré sa quatre-vingtième édition, le championnat italien peine à exister dans l’ombre tutélaire de la Ligue celte. Sans stars ni sponsors d’envergure, il n’a pas d’autre choix que de s’appuyer sur un nombre croissant de jeunes joueurs.

Ça sonne trop faux pour être vrai. Le président de la FIR, Alfredo Gavazzi a beau tenter de nous convaincre que l’Eccelanza demeure la compétition de référence, son discours ne fait pas mouche. Sponsors en berne, niveau médiocre, stars invisibles, couverture médiatique éparse. Le championnat d’Italie connaît une crise profonde. Il a du mal à attirer les lumières médiatiques et intéresser au-delà du cercle d’initiés. Cette quatre-vingtième édition de l’Eccelanza ne devrait pas vraiment faire exception. Pourtant les éminences grises de la Fédération ne manquent pas d’idées pour essayer d’en relancer son intérêt. À l’instar de ce qui se fait déjà en Angleterre avec le double header londonien, la FIR a essayé d’entièrement consacrer cette première journée du samedi 10 novembre aux derbys locaux. De tous ces duels de clochers, celui opposant le Petrarca Padoue au Femi Cz Rovigo sur la pelouse de Trévise est celui qui attire tous les regards. Une fois n’est pas coutume, il sera même diffusé en direct à la télévision. Ce sera certes sur une chaîne à péage : RaiSport 1. Mais c’est déjà un bon début. Habituellement, seules les demies et la finale ont droit aux honneurs de la télé. Depuis l’entrée en ligue celte de deux franchises à l’été 2010, le championnat italien se retrouve inéluctablement dépouillé chaque saison de ses éléments les plus prometteurs. Des Baby azzurri tout juste sevrés.

Un tremplin pour la Ligue celte

Pour son quatre-vingtième opus, l’Eccelenza se veut encore plus jeune et plus italien que les saisons précédentes. Aujourd’hui, l’Eccelenza n’est plus qu’une seule compétition de transition. En l’espace de 5 ans, elle est devenue le tremplin idéal pour les jeunes pousses en quête de Ligue celte. Pas moins de 15 joueurs ont intégré cette saison les rangs des Zebre et de Trévise en RaboDirect Pro 12. Les deux joueurs les plus doués de cette promotion, l’ouvreur Carlo Canna (Calvisano) et le demi de mêlée Marcello Violi (Rugby Roma) sont même allés encore plus vite puisqu’ils disputent tous les deux la Coupe du monde avec la Squadra Azzurra. La porte reste plus que jamais ouverte pour les louveteaux affamés. Encore plus cette année avec le départ programmé de Jacques Brunel et la fin d’une génération dorée (Bergamasco, Castrogiovanni, Masi, Parisse). Le champion Calvisano et son dauphin de Rovigo font plus que jamais figures d’immenses favoris. Mais la cure de jouvence a été très certainement plus prononcée du côté des champions lombards. Il faudra garder un œil attentif sur Padoue. La Petrarca s’est adjoint les services de l’expérimenté technicien, Andrea Cavinato. Champion du Super 10 avec Calvisano et ancien sélectionneur des moins de 20 ans. Côté joueurs, les Padovans ont frappé fort sur le marché des transferts en récupérant l’ancien ouvreur du Connacht et des Hurricanes, Miah Nikora et l’athlétique troisième ligne centre néo-zélandais de Piacenza, Travis Larsen. La Lazio, l’Aquila et le promu des Lyons de Piacenza devraient mener une lutte farouche pour éviter la rétrogradation en A2.

Première journée

Samedi : Petrarca Padoue-Femi Cz Rovigo ; Lazio-Rugby Roma ; Lyons Piacenza-Cammi Calvisano ; Viadana-L’Aquila ; Lafert San Donà-Marchiol Mogliano.

Jérôme Fredon
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