La balade Irlandaise

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Publié le , mis à jour

L’adversaire des Bleus est désormais connu... c’est tout simplement la Nouvelle-Zélande ! En s’inclinant lourdement (24-9) face à des Irlandais, meilleurs dans tous les secteurs du jeu, les Français se sont compliqués la tâche. Mais méritaient-ils mieux ?

France — Irlande 9-24

Par Pierrick Ilic-Ruffinatti

Résumé

Les Français ont existé une mi-temps, en tout cas physiquement. Car dans les autres secteurs du jeu les joueurs de Philippe Saint-André ont pris une leçon de rugby. Six points oubliés en début de rencontre, une aubaine pour les Irlandais qui ne se sont pas privés pour prendre le score. Deux essais plus tard, le sort des Tricolores était fixé. Plus fort en mêlée, en touche, sous les ballons hauts, face aux perches, dans le jeu courant, en défense, dans la conservation de balles (et on en passe) les Irlandais ont donné une leçon de rugby aux Français.

La statistique

69 % de possession pour l’Irlande. Si les Français n’ont jamais inquiété les Irlandais, c’est intimement lié à l’absence de ballons. Privé du ballon 69 % du temps, les attaquants tricolores n’ont pu mettre leur jeu en place. À noter également que les Bleus, lorsqu’ils avaient le ballon, ne le conservaient pas. Ils le rendaient par des coups de pied approximatifs ou des fautes de mains impardonnables à ce niveau.

L’essai du match

Un adage veut que tous les rugbymen ne connaissent pas parfaitement l’intégralité des règles de ce sport complexe qu’est le rugby. Ce n’est en tout cas pas le cas de Conor Murray et son essai à la 72e minute en est la preuve. À la sortie d’un ruck le demi de mêlée à aplatir le ballon au pied du poteau d’en-but des tricolores. Essai du break.

Le tournant et l’homme du match

La sortie de Jonathan Sexton, l’entrée de Madigan. Il était attendu au tournant et c’est pourtant son remplaçant, Ian Madigan, qui a fait tourner la rencontre. Sa sortie, blessé (25e) sur un placage destructeur de Louis Picamoles, s’avérera salvatrice pour l’Irlande. À sa sortie les Bleus étaient à égalité 6-6 et semblaient pouvoir rivaliser avec le XV du trèfle. Après la rentrée de Madigan ? 2 essais, 8 points au pied et surtout une animation différente. Car contrairement à Jonathan Sexton, Ian Madigan n’a pas hésité à attaquer la ligne et s’est permis de provoquer la défense française, pourtant très en place. Il est, avec la troisième ligne, l’un des principaux artisans de la large victoire irlandaise.

Fiche technique

À Cardiff- dimanche 17 h 45, spectateurs 72 163

Arbitre : M. Nigel Owens

Évolution du score : 0-3, 3-3, 3-6, 6-6, 6-9 (MT) 6-14, 9-14, 9-21, 9-24

Irlande : 2E Kearney (51e) Murray (72e) ; 1T Madigan (72e), 4P Sexton (13e, 18e) Madigan (28e, 76e)

Blessés : O’Connell, Sexton, O’Mahony

France : 3P Spedding (16e, 22e) Parra (63e)

Irlande : 15.Kearney ; 14.Bowe, 13.Earls (23.Fitzgerald 62e), 12.Henshaw, 11.Kearney ; 10.Sexton (22.Madigan 25e), 9.Murray (21.Reddan 77e) ; 7.O’Brien, 8.Heaslip, 6.O’Mahony (20.Henry 55e) ; 5.O’Connell (cap.) (19.Henderson MT), 4.Toner ; 3.Ross (18.White 65e), 2.Best (16.Strauss 73e), 1.Healy (17.McGrath 56e)

France : 15.Spedding ; 14.Nakaitaci, 13.Bastareaud (23.Dumoulin 62e), 12.Fofana, 11.Dulin ; 10.Michalak (22.Tales 55e), 9.Tillous-Borde (21.Parra 55e) ; 7.Chouly (20.Le Roux 55e), 8.Picamoles, 6.Dusautoir (cap.) ; 5.Maestri, 4.Papé (19.Flanquart 73e) ; 3.Slimani (18.Mas 63e), 2.Guirado (16.Kayser 58e), 1.Ben Arous (17.Debaty 43e-48e ; 65e)

Les buteurs

Michalak (0P/1) ; Spedding (2P/3) ; Parra (1P/1) ; Sexton (2P/2) ; Madigan (2P/2, 1T/2)

Les meilleurs

Madigan, Heaslip, O’Mahony, Toner, O’Brien ; Murray

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