PSA, la tête des mauvais jours...

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    PSA, la tête des mauvais jours...
Publié le , mis à jour

Philippe Saint-André est apparu défait à la conférence de presse de lundi. Il a demandé à ses joueurs d’être « rebelles » en vue du quart de samedi face aux All Blacks. Mais sans grande conviction dans la voix…

11 heures du matin, ce lundi, au Vale Resort. Philippe Saint-André se présente à la traditionnelle conférence de presse d’analyse de match. Au lendemain de la désillusion subie face à l’Irlande au Millennium Stadium de Cardiff (24-9), l’assistance se demandait quel visage allait afficher le sélectionneur. Combatif ? En colère ? Dépité ? « PSA » est apparu une fois encore avec la mine défaite, encore affecté par la partie d’hier.

Dans son explication de texte, il n’a pas cherché d’excuse : rucks, touche, mêlée, possession. Les Bleus ont été dominés dans tous les secteurs. « Nous sommes déçus de la performance collective, surtout offensivement, dans les zones d’affrontement et au sol », a-t-il résumé. Individuellement, il s’est montré timoré à l’heure de dévoiler son carnet de notes : « Même si c’est plus sur l’aspect collectif qu’il y a de la déception, c’est vrai qu’il y a quelques performances individuelles qui ne sont pas au niveau espéré. Le match a été analysé. Il est temps de rentrer dans la réflexion de la formation de l’équipe pour samedi. Nous étions en place, disciplinés, mais j’ai eu l’impression que l’on était trop attentistes, alors qu’il faut mettre plus de vitesse avec le ballon… » Des changements sont à envisager, en troisième ligne, à la mêlée et sur l’aile pour tenter de gagner en dynamisme et en capacités de déplacement.

« Le match de leur vie »

Le sélectionneur s’est ensuite projeté sur le défi à relever face aux All Blacks. Sans une grande conviction dans la voix. Philippe Saint-André n’a pas haussé le ton et n’a pas cherché à piquer ses joueurs comme Marc Lièvremont l’avait osé, en 2011. Ce midi, il n’avait d’ailleurs toujours pas secoué ses joueurs en interne. Face caméra, il s’est contenté d’un timide appel à la rébellion : « Si nous ne sommes pas rebelles cette semaine, nous ne le serons jamais. Il faudra se préparer mentalement comme un commando. Juste jouer au rugby et présenter un engagement total. Il faudra lâcher les chevaux samedi pour n’avoir aucune frustration, aucun regret. Il nous faut sortir notre plus belle prestation, ce sera le match de leur vie pour plusieurs joueurs. » Pour le sélectionneur aussi. Philippe Saint-André devra, dans les heures et jours à venir, parvenir à effectuer les bons choix et à activer les bons leviers, psychologiques et tactiques. Sans, le miracle ne pourra devenir réalité. Ce lundi matin, à l’heure de quitter le Vale Resort pour rejoindre The Celtic Manor à Newport, le sélectionneur n’avait en tout cas visiblement pas encore basculé en mode combat. Le temps presse…

Vincent Bissonnet
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