Les 5 grandes désillusions face aux All Blacks

  • Les 5 grandes désillusions face aux All Blacks
    Les 5 grandes désillusions face aux All Blacks
Publié le , mis à jour

Le XV de France a connu de belles victoires face aux All Blacks mais aussi de cruelles défaites…

19 août 1961 à Christchurch, Lancaster Park

Nouvelle-Zélande — France : 32 — 3

Le contexte : La première tournée de l’équipe de France en terre Maori ne fut pas une franche réussite : trois matchs pour autant de défaites. Avec François Moncla comme capitaine, l’équipe de France compte dans ses rangs plusieurs joueurs emblématiques comme les frères Boniface, Amédée Domenech ou l’ouvreur Guy Camberabero tout juste papa du jeune Didier. Pourtant, tout ce talent va être balayé par la vague noire du capitaine Wilson Whineray. Seul une initiative inspirée de Guy Boniface permettait à Crauste de sauver l’honneur. Pour le reste les Blacks vont inscrire cinq essais, une démonstration collective et des individualités impressionnantes de puissance et de rapidité à l’image du troisième ligne Maori V.M Yates. Si les médias de l’époque saluaient la flamboyance du jeu français, les images de ce match prouvent toute la supériorité des Blacks. Au moment de s’envoler vers l’Australie, Whineray glissera à Moncla que « les grandes équipes ne meurent jamais. » Un bien maigre réconfort…

À noter : La valeur des points est différente à l’époque : l’essai vaut 3 points, la transformation 2, et la pénalité 3. Les numéros des maillots sont inversés par rapport à l’ordre établi aujourd’hui.

18 novembre 1995 au Parc des Princes

France — Nouvelle-Zélande : 37 — 12

Le contexte : Victime de l’Afrique du Sud durant la Coupe du monde de cette année 1995, Français et Néo-Zélandais se rencontraient à deux reprises en terre française. Trois jours avant le premier match à Toulouse joueurs et dirigeants tricolores se déchirent. Le manager André Herrero démissionne. Pourtant contre toute attente les bleus s’imposent 22 — 15 à Toulouse le 11 novembre. La troisième victoire de suite face aux All Blacks. Le retour au calme incite à l’optimisme pour le deuxième test. Seulement, les Kiwis, remontés par leur entraîneur, dominent le pack français et disposent dans leur ligne arrière d’un extraterrestre : Jonah Lomu. Une leçon de soutien, des différences athlétiques et un dur retour à la réalité pour les Bleus.

À noter : Avec à peine quatre ballons touchés, Lomu marque un essai où il se défait de cinq défenseurs et met la défense en danger. Le commentateur Pierre Salviac dira même qu’il est sous utilisé, sans quoi l’addition aurait été plus lourde…

26 juin 1999 à Wellington

Nouvelle-Zélande — France : 54 — 7

Le contexte : En 1999 la France part en tournée pour préparer la Coupe du monde. Après une victoire devant les Samoa (39 — 22) et une défaite face au Tonga (20 — 16) les Bleus de Raphaël Ibanez vont défier les Blacks des Mehrtens, Umaga et Marshall. Les Bleus mettent la main sur le ballon d’entrée de jeu, mais une pénalité et un coup de pied de Garbajosa contré vont coûter cher. 10 — 0 en cinq minutes, 30 — 0 à la mi-temps. Quatre essais plus tard, la Nouvelle-Zélande l’emporte 54 — 7. La plus large victoire de l’histoire à l’époque. Cette démonstration porte un véritable coup aux ambitions des Bleus pour la Coupe du monde se profilant…

À noter : La France retrouvera la Nouvelle-Zélande en demi-finale à Twickenham et signera l’exploit de se qualifier pour la finale avec une victoire 43 — 31.

11 novembre 2006 à Wellington

Nouvelle-Zélande — France : 47-3

Contexte : La France accueille le vainqueur du Tri Nations pour une série de deux matchs. Le premier test des Blacks dans l’hémisphère nord est une véritable démonstration. La France est complètement dépassée. Les seuls points marqués par les bleus sont l’œuvre de Florian Fritz, d’un drop en début de match. Les Kiwis inscrivent sept essais par Sitivenu Sivivatu (2), Richie McCaw, Daniel Carter, Conrad Smith et Joe Rokocoko. Pour le deuxième test les bleus se reprennent mais s’inclinent une nouvelle fois. (23-11)

À noter : Sur le XV de départ néo-zélandais dix joueurs connaissent où s’apprêtent à connaître le Top 14 : Joe Rokocoko (Racing), Conrad Smith (Pau), Luke McAlister (Toulouse), Sitiveni Sivivatu (Castres), Dan Carter (Racing), Piri Weepu (Oyonnax), Carl Hayman (Toulon), Ali Williams (Toulon), Jerry Collins (Toulon), Anton Oliver (Toulon).

15 Juin 2013 à Christchurch

Nouvelle-Zélande — France : 30-0

Contexte : En juin 2013 la France de Saint-André part en tournée pour rencontrer ses meilleurs ennemis à trois reprises. Résultat final : 3 défaites, 22 points marqués, 77 encaissés et une première le 15 juin à Christchurch : aucun point marqué par l’équipe de France. Un véritable constat d’échec et d’impuissance. Un mauvais souvenir, notamment pour Frédéric Michalak : une tentative de drop contrée suivie d’un en-avant conduisent sur le renversement extérieur à l’essai de Ben Smith. Sur le dernier essai si sa couverture défensive est bonne il rate son intervention sur Beauden Barrett qui file entre les perches.

À noter : Le demi d’ouverture Dan Carter blessé est le porteur d’eau des Kiwis ce soir-là. Il emmène également le tee à Aaron Cruden.

Ces rencontres France — Nouvelle-Zélande sont les premières depuis la finale de la Coupe du monde 2011. P-O.C

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?