Parra-Smith, duel de patrons

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Le quart de finale de ce samedi propose un duel alléchant de numéros 9 entre Aaron Smith et Morgan Parra, de retour dans le XV de départ.

Quatre ans après la finale perdue in extremis face aux All Blacks, le sort de l’équipe de France se retrouve encore entre les mains de Morgan Parra. Une évidence à en croire Philippe Saint-André : «Morgan est un gros compétiteur. Il a fait une belle Coupe du monde jusque-là même s’il a été plus utilisé sur les fins de match. Nous connaissons son leadership sur les avants, sa capacité à être un meneur et à coller au ballon.» Son aura sur le paquet d’avants et son tempérament constituent deux raisons de croire au miracle. Après un mois passé dans l’ombre de Sébastien Tillous-Borde, le patron reprend les rênes une fois l’heure de vérité arrivée : «Morgan est un leader naturel, explique Wesley Fofana. C’est un joueur qui a besoin de driver ses gros et qui a une très bonne connexion avec son 10». Yoann Maestri confirme. Et parle en connaissance de cause : «Je le connais depuis 15 ans et nos premiers stages en équipe de France jeunes. C’est le premier joueur de ma génération à avoir explosé au haut niveau. Morgan a toujours eu une forte personnalité et sur le terrain, c’est quelqu’un qui aboie pas mal.» De quoi réveiller et remobiliser un collectif jusque-là trop timoré et attentiste.

L’éloge d’Aaron Smith

Du haut de ses 26 ans et 65 sélections, Morgan Parra devra assumer son statut et ses responsabilités, dans la gestion tactique et l’orientation du jeu. Il aura également pour mission de cadenasser son homologue, Aaron Smith, considéré comme le meilleur demi de mêlée au monde actuellement. Ses qualités d’explosivité, sa vista et son insensibilité à la pression le rendent très menaçant. Avec des aptitudes physiques moindres, le Clermontois devra tenter de prendre le dessus en harcelant et en déstabilisant son adversaire. Le «Merdeux» est connu pour cette propension à semer le doute dans l’esprit de ses adversaires directs.

Le numéro 9 des Highlanders, très inspiré depuis le début de la compétition, ne cache pas son excitation de disputer cette demi-finale et de défier son homologue français, du même âge mais à l’éclosion plus rapide : «Je l’ai vu jouer lorsque je disputais la Coupe du monde des moins de 20 ans au pays de Galles. C’était une star. Il a joué pour le XV de France avant même de jouer en moins de 20 ans. Je me souviens que je le regardais jouer et me disais: «il est vraiment bon». Je suis excité de me mesurer à lui ce week-end.» Alléchant, ce duel devrait avant tout se révéler déterminant. On en salive d’avance.

Vincent Bissonnet
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