L’œil de Pichot

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Le grand ambassadeur du rugby argentin était à Cardiff, cette semaine. Voici ce qu’il nous confiait à propos du quart de finale des Tricolores face aux All Blacks.

Par Marc DUZAN, envoyé spécial

Agustin Pichot, le visage du rugby argentin, est arrivé à Cardiff en début de semaine. Entre deux réunions de la plus haute importance aux côtés des caciques de World Rugby, l’ancien capitaine des Pumas nous confiait au sujet le quart de finale des Bleus qu’il n’avait pas perdu tout espoir de voir le XV de France l’emporter face aux champions du monde en titre. Il explique : « Inconsciemment, les coéquipiers de Richie McCaw ne vont-ils pas se relâcher ? Ne prendront-ils pas les Français de haut ? » Particulièrement décontractés à l’entraînement du capitaine, hier soir au Millennium, les Néo-Zélandais ne semblent pas se mettre Martel en tête avant de jouer l’équipe de France. « Si j’étais eux, je me méfierai, poursuit Pichot. Il ne faut jamais enterrer les Français et je le sais mieux que quiconque. Les Bleus ont le dos au mur et donneront tout pour ne pas rentrer chez eux, dès dimanche. Allez savoir, c’est peut-être le plus mauvais tirage pour la Nouvelle-Zélande. L’histoire entre les deux nations l’a d’ailleurs démontré. » Aujourd’hui membre éminent de World Rugby, le businessman argentin nous a également parlé de la formidable résurrection des Pumas. Lui qui s’est battu pour l’Argentine intègre le Four Nation en 2012 analyse : « Il y a quatre ans, nous avons mis sur pieds un plan de développement pour notre formation. Aujourd’hui, cela fonctionne à plein régime et nous sortons régulièrement de nouveaux joueurs. » Parmi ceux-là, l’ailier Santiago Cordero, le deuxième ligne Guido Petti ou le troisième ligne Juan Matera. Pour rappel, les Pumas affronteront l’Irlande en quarts de finale demain, au Millennium de Cardiff. « Mais pour l’instant : Allez les Bleus ! » , conclut Pichot dans un sourire.

Marc Duzan
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