Une nouvelle ère, vite

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    Une nouvelle ère, vite
Publié le , mis à jour

Avec le départ de Philippe Saint-André, reverra-t-on une équipe de France conquérante ? Où alors risquons-nous de nous enfoncer dans un marasme sans nom ? Réponse dans quatre ans.

L’humiliation vécue samedi face à la Nouvelle-Zélande a marqué la fin d’une ère, celle de Philippe Saint-André. Joueur flamboyant, le natif de Romans-sur-Isère n’a jamais réussi à réinstaurer le tant attendu « French Flair » qu’il incarnait pourtant dans les années quatre-vingt-dix. Pendant quatre ans les défenseurs du fameux adage « La belle à l’aile la vie est belle » ont mangé leur pain noir. Mais alors offrir un jeu d’attaque si restrictif devait-il s’inscrire dans une logique de résultat ? Parce que ceux obtenus par le XV de France sous les ordres du « goret » n’ont pas non plus fait lever les foules. Pire. Ils se sont avérés les plus mauvais de l’histoire française du rugby professionnel. Depuis l’arrivée du 21è siècle le XV de France a remporté cinq fois le tournoi des 6 nations : six sous Bernard Laporte, un sous les ordres de Marc Lièvremont pour aucun sous PSA (quatrièmes à trois reprises (2012, 2014 et 2015) et sixièmes en 2013). Le XV de France serait-il passé du rang de meilleure nation d’Europe à celui de vilain petit canard du rugby européen ? Cette dernière Coupe du monde pourrait le laisser penser. Si les Anglais ne sont pas sortis de leur poule, cette dernière était très relevée avec notamment le Pays de Galles et l’Australie. Les Gallois, justement sont passés à deux doigts d’éliminer l’Afrique du Sud en quart de finale (défaite 23-19). Du côté des Irlandais, c’est la flamboyante argentine qui dû s’employer pour les éliminer du tournoi. Enfin l’exemple le plus criant et celui de l’Écosse. Inférieurs aux Bleus sur le papier les joueurs de Vern Cotter sont passés à un petit point et une grosse erreur d’arbitrage à la 78e d’une demi-finale au dépend de l’Australie. Finalement seuls les Italiens ont été encore moins en jambes que le XV de France. Mais alors comment inverser cette tendance, avant qu’il ne soit trop tard ? La réponse sera (peut-être !) apportée par Guy Novès, à qui seront remises les clés du bateau à la dérive, début novembre.

Novès attendu comme le messie

Il a tout gagné avec le Stade Toulousain (Dix fois champion de France et quatre fois champion d’Europe, à quoi on peut rajouter un challenge Yves du Manoir, une coupe de France, un trophée des Champions et un trophée de Coubertin) et est attendu par l’ensemble des sympathisants du XV de France.

 

Au-delà de ses 70 % de victoires à la tête du club rouge et noir, Guy Novès a surtout été le symbole d’un jeu aéré tout en conservant son efficacité. Celui que les Toulousains surnomment « le sorcier » est donc attendu comme le messie. Tant pour relancer le volume de jeu du XV de France que les résultats, au combien désastreux sous la direction de Philippe Saint-André. Comment va-t-il faire ? S’appuyer sur un groupe qu’il emmènera de son premier tournoi des 6 nations à la fin de son mandat ? Faire comme Philippe Saint-André et essayer une multitude de joueurs et se tenir à la politique de « l’homme en forme » ? Quid des joueurs cadres du mandat PSA ? Les jeunes joueurs auront-ils leur chance ? Tant de question que résoudra, en partie, la première liste que le futur sélectionneur devrait annoncer à l’aube du tournoi des 6 nations 2016. Pierrick Ilic-Ruffinatti.

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