La LNR contre-attaque

  • La LNR contre-attaque
    La LNR contre-attaque
Publié le , mis à jour

Depuis l’élimination de l’équipe de France, le Top 14 est pointé du doigt pour expliquer la déconvenue tricolore. La LNR, organisatrice de la compétition, a tenu à réagir pour défendre ses intérêts.

À l’heure du bilan tricolore après l’élimination des Bleus, de nombreuses explications sont avancées. Une nouvelle fois, la guerre entre la Fédération et la Ligue est mise en avant avec cette fois un ennemi bien identifié : Le Top 14. Le championnat français ne permettrait plus aux joueurs français de bien se préparer au niveau international, que ce soit en termes de temps de jeu ou de philosophie. Trop fermé, réducteur, maison de retraite des vieilles gloires internationales, le Top 14 est attaqué de toute part. Devant les critiques naissantes, le comité directeur de la LNR a décidé de se réunir dès lundi pour préparer la riposte.

Consciente que le rugby français ne peut camper sur ses positions, la LNR est consciente qu’elle doit faire un pas vers la Fédération. Ses dirigeants ont d’ailleurs répondu à l’invitation du président de la FFR Pierre Camou pour discuter ce jeudi de la situation actuelle et confronter les points de vue. En réalité, il est difficile de parler de main tendue car les dirigeants du rugby professionnel ont tenu à répondre aux critiques faites au Top 14. « Il faut d’abord constater avec lucidité que cette défaite est celle d’un encadrement, et de son groupe de joueurs, à l’issue d’un cycle de quatre ans où il n’a jamais vraiment su inscrire un projet de jeu dans la continuité. Pendant cette Coupe du monde, l’équipe de France ne s’est pas transcendée comme elle l’avait fait lors des dernières éditions, et comme l’ont fait d’autres équipes pendant cette compétition. »

Un dialogue qui s’annonce tendu

Un constat cinglant en introduction d’un communiqué qui n’encourage pas vraiment au dialogue, ou alors celui-ci s’annonce tendu : « Toutes les parties doivent examiner, sereinement, comment faire progresser ensemble l’organisation du rugby français, dans l’intérêt de l’équipe de France. Cela passe probablement par un état d’esprit nouveau dans la façon dont la Fédération et la Ligue se doivent d’aborder ensemble les sujets majeurs, ainsi que dans les relations entre l’équipe de France et les clubs. Cela suppose que le rugby professionnel français ne serve pas de bouc émissaire, responsable de tous les maux. La Ligue Nationale de Rugby ne l’acceptera pas. Le Top 14 a fait évoluer de façon considérable notre rugby et est considéré aujourd’hui comme le meilleur championnat au monde. Le niveau de performance pendant cette Coupe du monde de joueurs étrangers évoluant dans notre championnat montre d’ailleurs que le sujet n’est pas là. » Le comité directeur de la LNR rappelant aussi que le staff de l’équipe de France a pu s’appuyer sur la convention signée en 2013. Cette dernière offrait plus de temps au sélectionneur avec les internationaux et définissait les contours d’un plan de formation national pour mettre en place un vivier de joueurs sélectionnables plus important. Une position qui démontre que la LNR n’est pas prête à assumer seule l’échec du XV de France en Coupe du monde. Surtout, elle n’acceptera pas n’importe quelle résolution sous le coup de l’émotion même si « La Ligue nationale de rugby […] est déterminée à continuer à se mobiliser sur l’ensemble des sujets pour la réussite du XV de France », conclut le communiqué.

Nicolas Augot
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?